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lundi 29 septembre 2014

Sébastien Fontenelle, Éditocrates sous perfusion : les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie

Sébastien Fontenelle
Éditocrates sous perfusion 
Les aides publiques à la presse, trente ans de gabegie
Libertalia
2014

Présentation de l'éditeur
« Les journaux et magazines “de référence” publient régulièrement de longues exhortations à “réduire la dépense publique”, et des anathèmes contre “la France des assistés”.
Mais depuis trente ans, ces mêmes publications sont littéralement gavées de millions d’euros d’aides publiques – qui ne servent à rien, puisque la presse écrite continue de s’enfoncer dans une crise structurelle. Mais qui représentent jusqu’à 12 % de leur chiffre d’affaires.
Cette gabegie, documentée par de nombreux rapports, est de celles qui font généralement, pour les journalistes spécialisés dans la chasse à l’“assistanat” et aux “gaspillages”, un scandale réussi.

Or la révélation que le contribuable nantit la presse écrite de gigantesques subventions ne leur inspire aucun commentaire. Car ici, le silence est d’or : l’éditocratie sous perfusion l’a parfaitement compris, qui continue de faire sponsoriser par l’État ses incessants appels à diminuer la dépense étatique… »
Sébastien Fontenelle est journaliste. Il est l’auteur de Poste stressante (Le Seuil, 2013) et de La Position du penseur couché (Libertalia, 2007). Il a contribué à l’ouvrage collectif Les Éditocrates (La Découverte, 2009).

lundi 1 octobre 2012

Sébastien FONTENELLE, Les briseurs de tabous. Intellectuels et journalistes « anticonformistes » au service de l'ordre dominant

Sébastien FONTENELLE
Les briseurs de tabous 
Intellectuels et journalistes « anticonformistes » au service de l'ordre dominant
La Découverte
2012

Présentation de l'éditeur
Après l'effondrement de l'Empire soviétique, qui privait l'Occident de son si commode épouvantail « communiste », des politiciens « désinhibés » et des publicistes en vue ont libéré dans le débat public français, au nom d'une nécessaire « décomplexion », une parole jusqu'alors cantonnée dans les cénacles de l'extrême droite. Sous le prétexte de briser d'imaginaires « tabous » et d'en finir avec une prétendue « tyrannie de la bien-pensance », ces pseudo-« iconoclastes », dopés par les attentats du 11 septembre 2001, ont banalisé, en la parant souvent de vertus « républicaines », une logorrhée empruntée au vocabulaire traditionnel des xénophobes nationalistes.
Dans cet essai au lance-flammes, mais rigoureusement documenté, Sébastien Fontenelle décortique les stupéfiants amalgames et les incessantes tricheries au fondement de ces discours « anticonformistes » sur l'immigration, la colonisation, les « Arabes » et, surtout, l'islam. Il explique comment ces falsificateurs, alors même qu'ils disposent d'un accès illimité aux médias dominants et que leurs idées sont reprises, à droite comme à gauche, par les plus hauts responsables politiques, se sont fait une spécialité de se poser en « dissidents » d'un système dont ils sont en réalité les premiers garants. En l'espace d'une décennie, dénonçant une imaginaire « pensée unique », ils ont en effet assuré, par un constant truquage de la réalité, la perpétuation d'un vrai conformisme, érigeant le rejet de l'« Autre » (pauvre, étranger, immigré, musulman) en vertu cardinale d'un nouveau « réalisme ».
Un essai salutaire pour prendre toute la mesure de la perversion des discours qui saturent aujourd'hui l'espace public, sapant méthodiquement, au nom de la démocratie, les fondements mêmes de la démocratie.
Sébastien Fontenelle, journaliste, est notamment l'auteur de Les Éditocrates. Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi (en collaboration, La Découverte, 2009) et Vive la crise !, (Seuil, 2012)..

dimanche 10 janvier 2010

écoutez: Sébastien Fontenelle, journaliste à "Politis" et coauteur des "Editocrates"

Question médias # 6 : A quoi servent les "éditocrates" ?
Sébastien Fontenelle, journaliste à "Politis" et coauteur de l'ouvrage
Les éditocrates
Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi

Mona CHOLLET, Olivier CYRAN, Sébastien FONTENELLE, Mathias REYMOND
Collection : Cahiers libres
La DECOUVERTE
Écoutez: http://television.telerama.fr/television/question-medias-6-a-quoi-servent-les-editocrates,50736.php

jeudi 12 novembre 2009

Les éditocrates. Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi



Les éditocrates
Ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi
Mona CHOLLET, Olivier CYRAN, Sébastien FONTENELLE, Mathias REYMOND
Collection : Cahiers libres
La DECOUVERTE

Présentation de l'éditeur

Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers.
Ils signent tous les jours un éditorial dans la presse écrite ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes - et des petites - chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois par an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies.
« Ils », ce sont les « éditocrates ». Ils ne sont experts de rien mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et, à longueur de journée, ils livrent à l'auditeur-lecteur-télespectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et comme il devrait aller. Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu'ils sont « politiquement incorrects » - alors qu'ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel.
À travers dix portraits drôles et corrosifs, ce livre dévoile l'imposture de ces professionnels de la pensée-minute.


table des matières


Introduction. Les fabricants du consentement : voyage en éditocratie
Alain Duhamel, le cardinal des éditocrates, par Olivier Cyran
« J'ai bati ma carrière sur les cumuls et j'ai bonne conscience »
L'unique embarcadère d'un parcours irréprochable
Enfoncer les clous de la « réforme »
Bernard-Henri Lévy, ou la vérité à distance, par Sébastien Fontenelle
Un audacieux touche-à-tout
Choses (presque) vues en Bosnie et en Algérie
Israël, juillet 2006 : « Une armée plus sympathique que martiale »
Géorgie, août 2008 : Gori « réduite à l'état de ville fantôme »
Au pays (imaginaire) de la gauche antisémite
Gaza, janvier 2009 : quand Israël entreprend de « libérer les Palestiniens du Hamas »
Gaza by night
Christophe Barbier ou la « génération saine », par Olivier Cyran
« La moitié de mes déjeuners avec les politiques, les autres en interne »
« Il semble admis que ce pays soit atteint de \"palu social\" »
« Aider les meilleurs à être plus forts encore »
« Mon édito est adapté au Web, mais est-il adapté au téléphone portable ? »
Jacques Attali, l’insubmersible imposteur, par Mathias Reymond
Le « roi des ondes »
(Grosses) approximation et (vastes) emprunts
Jacques le Modeste
Alexandre Adler, l’imagination au pouvoir, par Sébastien Fontenelle
Le Nostradamus des urnes
« Un esprit indépendant, libre de tout engagement et de toute contrainte partisane »
Du Komintern aux « néocons » : la bascule d'Alexandre le rouge
Sus aux Tchéchènes et aux hitléro-trotskistes !
L'antiaméricanisme est (aussi) un antisémitisme
Quand l'Espagne vote pour Hitler
Haro sur le « fasciste » Besancenot, ou l'hitlérisme à nos portes
Laurent Joffrin, ou la victoire du capitalisme dans la gauche, par Sébastien Fontenelle
« La vie est ailleurs : elle sourd de la crise par l'entreprise, par l'initiative, par la communication »
Le Nouvel Obs, un « Gala pour les riches »
« Le problème, c'est les trotskistes »
« Sacré Joffrin ! »
Jacques Marseille au secours des riches, par Olivier Cyran
« La pauvreté, c'est essentiellement subjectif »
Quand l'historien Jacques Marseille réécrit l'histoire du patronat
« Il fallait pas négocier ! Il fallait pas négocier ! »
« Bienvenue chez les Français »
Nicolas Baverez, la sentinelle du patronat , Sébastien Fontenelle
Un fauteuil au Medef
Un « essayiste brillant »
Une « guerre civile entre les races »
Les 35 heures, « c'est de l'alcoolisme »
Nicolas Baverez ose tout
Le capitalisme est une émancipation
Ivan Rioufol, l’imprécateur du vendredi, par Sébastien Fontenelle
Le maquisard d'une guerre imaginaire
Amalgames (très) grossiers
Furieuses phobies
Le croisé des combats contre le « totalitarisme bourgeonnant »
Philippe Val, le Torquemada de Radio France, par Mona Chollet
Intolérance à la contradiction
Le « politiquement correct » du nouveau Charlie-Hebdo
« Les vrais éditorialistes sont comme ça »
Le grand art du verrouillage
Agiter le spectre de l'islamisation
« Priorité absolue »... à l'ambition.



Mona Chollet, 34 ans, journaliste au Monde Diplomatique, animatrice du site « peripheries.net », est l'auteur de La tyrannie de la réalité (Calmann-Lévy, 2004 / Folio – Gallimard, 2006).

Olivier Cyran est journaliste.

Sébastien Fontenelle est journaliste.

Mathias Reymond est maître de conférences en sciences économiques.