samedi 31 octobre 2009

Walter, retour en résistance, film de Gilles Perret






Un film de Gilles Perret
production La vaka
Fiche technique

Durée : 83 minutes
Personnage principaux : Walter Bassan, John Berger, Stéphane Hessel et Constant Paisant.
Réalisation : Gilles Perret
Image : Jean-Christophe Hainaud
Son : Didier Frédeveaux
Montage : Alain Robiche
Mixage : Bruno Rodriguez
Etalonnage : Nicolas Straseele
Producteur : Fabrice Ferrari
Production : La Vaka
Distributeur : Jean-Jacques Rue
Distribution : Parasite Distribution
Walter, retour en résistance

Le nom de « Walter » et le mot « résistance », Gilles Perret les a toujours associés. Avant même de savoir ce que cela signifiait, Gilles savait que son voisin Walter avait été déporté dans un camp de concentration du nom de Dachau …

Aujourd’hui Walter Bassan a 82 ans. Il vit avec sa femme en Haute-savoie, et mène une vie pour le moins active. D’écoles en manifestations, de discours engagés en témoignages de la guerre, Walter continue son long combat, fait de petites batailles, contre toutes les formes de démagogies, d’injustices et d’oppressions. De même que lorsqu’il avait 18 ans, et qu’il « jouait » comme il dit, à distribuer des tracts anti-fascistes dans les rues commerçantes d’Annecy alors occupée, Walter agit en écoutant son cœur. « Je n’ai pas changé », comme il se plait à rappeler.

Partageant ces mêmes « raisons du cœur », Gilles Perret réalise ici un portrait vivant de cet homme calme et insurgé. Nous sommes invités à les suivre en passant du Plateau des Glières à Dachau, à faire des retours en arrière pour mieux comprendre l’Histoire, à partager leurs inquiétudes face à un monde où l’inégalité et l’injustice gagnent sans cesse du terrain, à poser les questions qui fâchent...

Sans prétention, et avec la même simplicité et constance que Walter, ce documentaire révèle l’actualité, l’importance, et la nécessité, d’une résistance au quotidien.

N’en déplaise à Bernard Accoyer, président de l’Assemblée Nationale, qui met en garde le réalisateur contre toutes tentatives d’amalgames...
programme original du CNR : http://pagesperso-orange.fr/felina/social/programme_cnr.htm

Site du film http://www.walterretourenresistance.com/

mercredi 7 octobre 2009

à paraître: Choron, dernière, Pierre Carles - Éric Martin




Choron, dernière
CP-Productions
À paraître le 07/12/2009

Pierre Carles - Éric Martin
Choron, dernière

Carles et Martin dessinent à la serpe le portrait du sulfureux et subversif professeur Choron dans ce film tourné sur plusieurs
années, jusqu’à sa mort et même après. Ils nous plongent dans
l’ambiance enfumée des rédactions de Hara-Kiri et Charlie Hebdo
– dont Choron fut le cofondateur –, où les joutes verbales, les provocations et les transgressions vont bon train. Quarante ans plus tard, les rebelles ont rentré leurs griffes. Ils ont gommé le professeur Choron de la photo de famille. Il s’agissait pourtant d’un homme définitivement libre qui bravait les interdits et la morale de notre époque.

DVD Zone 2 • DVD 5 • Pal •
1 h 38 • Format image 1.66 • Écran 4/3

Le professeur Choron, de son vrai nom Georges Bernier, est né le 21 septembre 1929 à Laneuville-aux-Bois en Argonne. En 1948, il s’engage dans l’armée et part en Indochine. À son retour, il entre dans la presse comme colporteur, puis chef des ventes du journal Zéro où il rencontre Fred et François Cavanna.

Septembre 1960 : lancement de Hara-Kiri avec Fred, Cavanna, Reiser et Topor. Wolinski, Gébé et Cabu rejoignent rapidement l’équipe.
1961 : première interdiction de Hara-Kiri qui s’autoproclame « le journal bête et méchant ». Apparition des premiers « Jeux à la con du professeur Choron » dans Hara-Kiri, installé au 4, rue Choron à Paris. Georges Bernier devient le professeur Choron.
1966 : deuxième interdiction de Hara-Kiri.
Février 1969 : lancement de Hara-Kiri Hebdo et de Charlie Mensuel (dont Delfeil de Ton est le rédacteur en chef).
Novembre 1970 : suite à un titre jugé provoquant : Bal tragique à Colombey : un mort, en allusion à la mort du général de Gaulle (et en référence à l’incendie d’une discothèque de Saint-Laurent-du-Pont qui a fait 146 morts), le professeur Choron décide, avec son équipe, de changer le nom de Hara-Kiri Hebdo en Charlie Hebdo, pour contourner
l’interdiction de paraître de l’hebdomadaire.
En tant que directeur de publication, le professeur Choron édite aussi Mords-y l’oeil et La Gueule ouverte (le journal qui annonce la fin du monde), premier journal écologiste radical dirigé par Pierre Fournier.
Dans les années 1970, Siné, Willem, Dimitri, Manchette, Berroyer, Sylvie Caster, Isabelle Cabut, Arthur (l’autre, pas l’animateur de télé), Nicoulaud, Soulas, Carali, Gourio collaborent avec Choron, Cavanna et toute la bande.
1974 : mort de Pompidou. Charlie Hebdo vend à 150 000 exemplaires.
1981 : arrivée de Mitterrand au pouvoir. Les ventes tombent à 30 000 exemplaires. Charlie Hebdo fait faillite. Gestionnaire contesté, le professeur Choron sera désigné comme « responsable » de l’arrêt de l’hebdomadaire par une partie de la rédaction. Hara-Kiri continue de paraître jusqu’en 1989.
Entre-temps, le professeur Choron s’est lancé dans la chanson avec une vingtaine de titres tels que « La Testiculance », « Le Tango des affamés », « Caca chocolat », « Les Pages rouges du Bottin » (musique : Manu Chao). Le groupe Odeurs l’invite à assurer sa première partie à l’Olympia.
1992 : sous l’impulsion du chansonnier Philippe Val, Charlie Hebdo ressort en kiosques. Le professeur Choron tente de faire interdire le titre, sans succès.
1991 : Après avoir édité Grodada, un journal pour enfants, son dernier titre de presse sera La Mouise, vendu par des colporteurs, dans lequel on retrouve les signatures de Vuillemin, Lefred Thouron, Charlie Schlingo, Placid ainsi que les pâtes à modeler d’Otho Puol.
Le professeur Choron meurt le 10 janvier 2005 à l’hôpital Necker. Il est enterré à Paris, au cimetière du Montparnasse avec sa femme Odile Vaudelle (1934–1985).

mardi 6 octobre 2009

contre le Project Indect

Vous êtes contre le contrôle numérique de la population par quelques-uns au service des fachos du XXIème siècle
rejoignez le groupe contre le Project Indect sur facebook

diffusion de l'information autour de UE FP7 INDECT Project: "Intelligent information system supporting observation, searching and detection for security of citizens in urban environment"pour lutter contre l'Echelon européen

http://www.facebook.com/group.php?gid=171706031302&ref=mf

lundi 5 octobre 2009

Indect, le futur réseau Echelon européen par Marie-Anne Boutoleau

"Fin septembre 2009, le Daily Telegraph publiait un article sur le projet Indect, programme européen qui prévoit la mise en place de techniques alliant vidéosurveillance et surveillance du web et des ordinateurs individuels afin de favoriser la « la détection automatique de menaces, de comportements anormaux ou de violence ». Hormis sur PCInpact, cette information n’a quasiment pas été reprise en français. Il semble donc utile d’en présenter ici les principaux éléments."
Lire la suite sur son blog Le Pot de colle http://lepotdecolle.ellynn.fr/spip.php?article20

dimanche 4 octobre 2009

Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions.



Douce France. Rafles. Rétentions. Expulsions. (dir. O. Le Cour Grandmaison, Le Seuil, oct. 2009)


« Nous connaissons les existences et les espoirs ruinés de ceux qui sont raflés placés en centre de rétention, puis forcés d’embarquer dans des avions ou des navires à destination de leur pays d’origine. Telle est la situation qui nous porte à écrire, telle est la raison d’être de ce livre : témoigner, penser, résister, autant que faire se peut. »

Élaboré avec le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), Douce France est un livre engagé, rédigé par des spécialistes. De façon méthodique et pluridisciplinaire, il explore la politique migratoire menée par la France. Approches historiques, sociologiques, psychanalytiques et juridiques se complètent ici pour dresser le tableau inquiétant d’une politique indigne.


Tables des matières
Première partie : Traquer, interner, expulser

Témoignage de Doris

Rafles et internement des étrangers : les nouvelles guerres de capture par Marc Bernardot

Témoignage de Fatoumia

“L’Etat c’est lui !” Le Préfet, homme-orchestre de la persécution des sans-papiers par Alain Brossat

Témoignage d’Aïdara

Témoignage de Gladys

Les victimes de tortures et de violences politiques par Armand Cote

Témoignage d’Hodilon Ndouzi

L’Empire du rejet : xénophobie de gouvernement et politiques migratoires entre Europe et Afrique par Jérôme Valluy

Témoignage de Max
Deuxième partie : Les droits et libertés mis à mal

Témoignage de Raba

La politique d’immigration contre les couples mixtes par Nicolas Ferran

Témoignage d’Adam

La “race des porteurs de cocardes” par Serge Slama
Témoignage de Salem

Une singulière justice des étrangers par Serge Portelli
Témoignage de Chloé

Les poursuites judiciaires à l’encontre des tiers par Selou Luste Boulbina

Témoignage d’Hussein

Europe et migrations : la gestion de l’inquiétude. L’exemple de la directive “retour” par Claire Rodier

Témoignage de Lili de la Brie

Paroles de militants. Qui sont ces anonymes, ces électrons libres ?

Annexe 1. Extrait de jugement de la Grande Chambre de la Cour Européenne des droits de l’homme

Annexe 2. Extraits de la lettre de mission reçue par Eric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire