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mardi 25 octobre 2016

Géopolitique des télévisions transnationales d’information Sous la direction de Olivier Koch et Tristan Mattelart

Géopolitique des télévisions transnationales d’information
Sous la direction de Olivier Koch et Tristan Mattelart
Mare Et Martin 
MediaCritic
2016

Présentation de l'éditeur
La domination qu’exercent les principales agences de vidéos d’actualité ou les grandes chaînes transnationales d’information occidentales sur le commerce international des nouvelles télévisées est, depuis le début des années 2000, de plus en plus contestée. En témoigne la création, par des États aussi différents que ceux du Qatar, de Chine, de Russie ou du Venezuela, de télévisions émettant en plusieurs langues, avec le but explicite d’offrir, sur le monde, des perspectives alternatives à celles proposées par leurs consœurs d’Atlanta, de Londres, Bonn ou Paris. Analyser les enjeux géopolitiques que recèle l’émergence de ces nouveaux acteurs de la télédiffusion transnationale est l’objectif de cet ouvrage collectif. Celui-ci revient d’abord sur les vifs débats qu’a pu susciter, depuis les années 1970, l’existence d’importants déséquilibres dans le champ de la circulation internationale des nouvelles, afin de mieux saisir les mutations que représente, pour ce champ, le développement de ces nouveaux acteurs. Puis, le livre étudie en détail les efforts entrepris par Al Jazeera, TeleSUR, RussiaToday, les chaînes chinoises ou leurs homologues indiennes pour faire entendre leurs voix dissonantes, et retrace les dispositifs de diplomatie télévisuelle qu’ont, de leur côté, mis en place différentes puissances occidentales. Parallèlement, les auteurs cernent la manière dont ces divers agents diplomatiques entendent réaliser leurs missions non seulement par leurs diffusions télévisées, mais aussi par leur présence sur le web. Ce faisant, ce volume donne des clés pour comprendre la nature de la bataille que se livrent, sur une variété d’écrans, les États du Nord comme du Sud pour conquérir des audiences dans le lointain.
Olivier Koch enseigne à l'Université Galatasaray, Istanbul, et est chercheur associé au Laboratoire des sciences de l'information et de la communication (LabSic).
Tristan Mattelart est professeur à l'UFR Culture et communication de l'Université Paris VIII et chercheur au Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation (Cemti).
Avec les contributions de Mohammed El Oifi, Gustavo Gomez-Mejia, Hasna Hussein, Ilya Kiriya, Olivier Koch, Romain Lecler, Dominique Marchetti, Tristan Mattelart, Jiangeng Sun et Daya Thussu.
 



mercredi 6 avril 2016

écoutez: Nuit Debout avec Radio Debout et TV Debout



Retransmission en direct des AG, ITW des intervenants, reportages sur ce qu'il se passe à #NuitDebout.

 ou sur TV Debout



lundi 8 juillet 2013

Guillaume Garcia, La cause des « sans »: Sans-papiers, sans-logis, sans-emploi à l’épreuve des médias

Guillaume Garcia
La cause des « sans »
Sans-papiers, sans-logis, sans-emploi à l’épreuve des médias
Préface de Jacques Gerstlé
P/U/Rennes
2013

Table des matières (Fichier pdf, 719 Ko)

Présentation de l'éditeur
Au cœur des années 1990, un phénomène intriguant s’est produit : les médias, et singulièrement la télévision, habituellement sourds aux mobilisations « d’exclus », s’en sont subitement emparé, pour s’en détourner ensuite presque complètement. Quelques unes de ces protestations allaient rester dans les mémoires, comme le mouvement des sans-logis de la rue du Dragon à l’hiver 1994-1995, le mouvement des sans-papiers de Saint-Bernard à l’été 1996, le mouvement pétitionnaire contre la loi Debré sur l’immigration début 1997, ou encore le mouvement des chômeurs à l’hiver 1997-1998. 
À travers le cas des journaux télévisés, cet ouvrage retrace la manière dont les médias français ont rendu compte des mobilisations en faveur des « sans » : sans logement, sans papier, sans emploi. Il comble ce faisant un angle mort de la recherche sociologique française, en exposant ce qui se joue à l’interface du monde des médias et de celui des mouvements sociaux : à quelles conditions, et dans quelle mesure, les rencontres entre journalistes et porte-parole des groupes mobilisés sont-elles possibles ? comment ces causes sont-elles (re)traduites sous l’effet de leur médiatisation ? 
Il s’appuie pour ce faire sur un travail d’enquête fondé sur de l’exploitation de sources d’archives de l’INA et d’entretiens réalisés auprès des principales figures du mouvement des « sans » et des journalistes de TF1 et France 2. En confrontant plusieurs cas d’études, il propose de décrypter et restituer les contraintes, opportunités et raisons d’agir des acteurs, en les replaçant dans le cadre de mécanismes plus globaux par lesquels un emballement médiatique pour ces causes peut s’amorcer et durer, en raison des « affaires » ou des « controverses » auxquelles les mobilisations donnent lieu au sein de l’arène publique. Au-delà est mis en perspective l’impact des transformations contemporaines du référentiel de la « nouvelle question sociale », qui offrent des opportunités variables aux groupes cherchant à politiser « l’exclusion » via un usage offensif de la rhétorique des droits sociaux. 
Cette analyse montre la nécessité de relativiser la thèse, principalement nord-américaine, qui tend à réifier la position conservatrice des médias grand public, indifférents aux mobilisations contestataires hors-système, portées par des groupes qui seraient forcément handicapés par leur faibles ressources, leur radicalité politique ou la dimension contre-culturelle de leurs demandes.
Titulaire d’un doctorat en science politique, Guillaume Garcia est chargé d’études au Centre de données socio-politiques (Sciences Po/CNRS, UMS 828), où il coordonne les activités de beQuali, la banque d’enquêtes qualitatives en sciences sociales.