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samedi 21 juin 2014

à paraître: Revue Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation

Revue Savoir/agir n°28
Journalisme et dépolitisation
éditions du Croquant
septembre 2014
Présentation de l'éditeur
Les transformations actuelles du champ journalistique (« crise » de la presse écrite, recul des chaînes de télévision généralistes, poids croissant d’Internet, etc.) focalisent les débats sur les évolutions des médias, renvoyant au second plan les réflexions sur le rôle politique des journalistes. C’est à cette question qu’est consacrée cette livraison de Savoir/agir, en l’interrogeant sous l’angle de la « dépolitisation »
L’autonomisation du champ journalistique par rapport
au champ politique
Si l’on définit la politisation comme « une requalification des activités sociales les plus diverses, requalification qui résulte d’un accord pratique entre des agents sociaux enclins, pour de multiples raisons, à transgresser ou remettre en cause la différenciation des espaces d’activités », la dépolitisation du champ journalistique renvoie d’abord au mouvement historique d’autonomisation du champ journalistique par rapport au champ politique. Alors qu’une partie du champ journalistique français est née de la création de journaux dans les entreprises politiques au dix-neuvième siècle, cette situation est aujourd’hui marginale. Les transformations qu’a connues ce champ au cours des dernières décennies (mouvement de concentration économique ; spécialisation et concurrence croissantes des titres et des chaînes ; renforcement de son pôle commercial) ont en effet fortement affaibli son pôle politique.
Cette mutation s’observe notamment dans les métamorphoses du journalisme politique, qui se distancie de plus en plus du jeu politique, en adoptant une posture d’expertise critique (Nicolas Kaciaf). L’histoire du champ journalistique français n’a cependant rien d’universel ni de nécessaire. Si les contraintes économiques ont des effets dépolitisants jusque dans des sociétés qui, comme la Palestine (Benjamin Ferron), pourraient laisser penser qu’un journalisme très engagé y est dominant, la comparaison internationale interroge sur la dépolitisation du journalisme en France. Dans une configuration comparable comme l’Italie (Eugénie Saitta), le désengagement politique d’une partie du champ journalistique est bien moins marqué qu’en France. De plus, un très fort contrôle politique des médias, comme c’est le cas en Russie (Ivan Chupin), n’implique pas nécessairement une politisation des contenus.
Dans le contexte français d’une puissante dépolitisation de la presse, au sens où les entreprises de presse ne sont plus liées à des partis ou des hommes politiques, les relations entre le champ journalistique et le champ politique prennent les formes nouvelles d’une fuite en avant de la communication politique. Pour réussir à passer dans des médias qu’ils ne possèdent plus, les agents politiques accroissent les ressources (humaines, financières, expertes) accordées aux stratégies d’accès aux médias. Les activités politiques sont alors en partie transformées du fait qu’elles cherchent à se conformer aux formats médiatiques et à la vision déconflictualisée du monde social qui y est dominante (Jérémie Nollet).
La neutralisation médiatique
des problèmes sociaux
L’autonomisation du champ journalistique n’est pas sans effet sur les contenus produits par les journalistes, et, plus largement, sur la « dépolitisation » des problèmes sociaux, entendue comme (re)qualification d’enjeux anciennement (ou potentiellement) définis comme politiques en enjeux ne relevant plus (ou pas) de ce registre. C’est en l’occurrence une vision individualisée des questions de société qui domine les représentations journalistiques, comme le montre le cas des problèmes environnementaux dont les causes structurelles sont occultées (Jean-Baptiste Comby).
La production d’un cadrage dépolitisant (qui peut prendre des formes différentes : désidéologisation, déconflictualisation, naturalisation, focalisation sur les agents plutôt que sur les structures, personnalisation des institutions et des idées, absence de mise en perspective historique, recherche de responsables plutôt que d’explications plus structurales, etc.) s’explique moins par une intention explicite des journalistes que par leur mode de recrutement, leurs conditions de travail (précarisation d’une partie de la profession ; exigences de rentabilité des rédactions, etc. ) et leurs contraintes professionnelles (urgence exacerbée qui engendre une forte dépendance aux sources d’information officielles et une difficulté à mener des enquêtes autonomes dans la durée ; légitimation des sujets « vendeurs » tels que les faits divers ou le people…). Saisie par un champ journalistique en pleine transformation dans les années 1980-1990, la question des « banlieues » s’est ainsi trouvée dépolitisée (Julie Sedel).
Au total, en débouchant sur une faible différenciation des contenus journalistiques par rapport au discours de communication des agents et institutions dominants, les pratiques journalistiques, contribuent à la (re)production de l’idéologie dominante.
La question de l’intérêt des publics pour la politique
Les éléments qui précèdent, sur la production de grilles de lecture dépolitisées dans et par le champ journalistique, ne doivent pas susciter de conclusions hâtives quant à leurs effets. Il est hasardeux de prêter des effets politiques aux médias sans s’appuyer sur une étude empirique de leur réception par les différentes catégories de public. C’est pourquoi il convient de faire preuve de prudence quand on s’interroge sur les effets de politisation – entendue cette fois-ci comme l’« attention aux événements politiques » de la part des publics – des médias. Cette vigilance s’impose notamment dans les débats récents qui attribuent une force politisante à des émissions à faible contenu politique, telles que les émissions de divertissement (Leroux et Riutort).

vendredi 18 octobre 2013

Julie Sedel, Les médias et la banlieue - Nouvelle édition augmentée

Julie Sedel
Les médias et la banlieue
Nouvelle édition augmentée
Préface de Gérard Mauger
Postface de Patrick Champagne
Le Bord de l'eau/Ina
2013

Présentation de l'éditeur
Quel rôle les journalistes jouent-ils dans la mise sur agenda des problèmes publics ? A travers l'exemple du " problème des banlieues ", ce livre se propose d'y répondre. Après avoir présenté, sur la base de recherches dans les archives audiovisuelles et écrites, l'évolution des visions journalistiques et politiques des grands ensembles d'habitat social de la périphérie des villes, des années 1960 à 2000, l'ouvrage laisse place à l'enquête sociologique.
Menée dans deux grands ensembles de banlieue parisienne et dans les rédactions, auprès des journalistes préposés aux sujets " banlieues ", elle montre que la construction de ces espaces urbains et de leurs habitants comme " problème social " tient tout à la fois aux caractéristiques de ces univers, aux logiques de fonctionnement journalistique, ainsi qu'à la façon dont les acteurs engagés autour du " problème " (ministères, responsables politiques, élus locaux, travailleurs sociaux, habitants...) tentent de peser sur l'événement.
Depuis les années 1980, les quartiers HLM comme le champ journalistique ont connu des transformations majeures : dégradation des conditions de vie, affirmation des logiques de défense du territoire et de l'honneur ; montée des logiques commerciales, promotion d'un journalisme " professionnel " sur un journalisme plus engagé et/ou spécialisé. Parallèlement, la multiplication de reportages jugés stigmatisant, a conduit des mairies, des associations à mettre en place des " spécialistes de la dramatisation " chargés de produire une certaine représentation, publique, de ces quartiers.
Pointant les limites (et les impensés) de ces luttes symboliques, le livre souligne la difficulté pour les groupes dominés d'infléchir le cours des représentations.  
Julie Sedel est maîtresse de conférences à l'Université de Strasbourg, en sociologie et en science politique. Ce livre est issu de sa thèse de sociologie soutenue à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris). Elle a travaillé sur les transformations du journalisme, à partir d'une ethnographie dans un grand quotidien national, sur la féminisation du métier, sur la participation des citoyens " ordinaires " à la production de l'information au prisme d'un blog dédié " à la banlieue ".

vendredi 23 décembre 2011

REVUE RÉSEAUX, Actualités et citoyenneté à l'ère numérique

Actualités et citoyenneté à l'ère numérique




Présentation de l'éditeur
L’émergence du numérique bouleverse les usages sociaux de l’information. Nous avons désormais accès à une multitude de sources d’information et cette abondance recompose notre rapport à l’actualité et nos modes de consommation des nouvelles. En outre, les fonctionnalités offertes par l’Internet permettent aux internautes d’être des diffuseurs, voire même, dans certains cas, des producteurs d’information. L’écosystème informationnel se complexifie donc et les usages sociaux de l’actualité sont de plus en plus variés et individualisés. Les pratiques sont le fruit d’une sédimentation d’expériences et de comportements qui s’ajustent en permanence à l’évolution de l’offre médiatique, laquelle tend également à faire bouger les formes de l’action citoyenne.
Or, curieusement, alors que l’on dispose aujourd’hui de nombreux travaux empiriques sur la consommation des contenus numériques dans le domaine culturel, la recherche francophone s’est peu penchée sur les nouvelles formes de réception de l’actualité et, en particulier, de l’information politique. De même, si dans notre pays les pratiques politiques stricto sensu sont bien étudiées, leurs liens avec les pratiques d’information politique et les modes de sociabilité demeurent peu connus.
Ce numéro se propose donc de combler, en partie, cette lacune. Il questionne l’exercice profane de la citoyenneté, qui ne réduit pas l’individu à un électeur, mais l’envisage comme un membre de la cité attentif à son environnement et aux événements du monde. Il aborde ainsi le rôle de l’actualité politique dans les engagements ordinaires (discussions, énonciations d’opinions) qui se nouent, en face à face ou en ligne (forums, réseaux sociaux).
Ce numéro s’ouvre par un texte de synthèse théorique consacré à une revue critique de l’abondante littérature anglo-saxonne sur les usages sociaux de l’actualité. Trois articles analysent ensuite les résultats empiriques du projet de recherche « Médiapolis» qui vise àétudier les relations entre les pratiques informationnelles, citoyennes et de sociabilité dans un contexte de reconfiguration des systèmes médiatiques. Par ailleurs, alors qu’Internet a favorisé la mobilisation d’internautes dans la production de nouvelles formes d’information, ce numéro présente une étude ethnographique originale d’un blog d’information participative en banlieue.

Les auteurs
Présentation, par Fabien Granjon, Josiane Jouët et Thierry Vedel
Dossier : Actualités et citoyennetéà l’ère numérique
• Penser les usages sociaux de l’actualité, par Fabien Granjon, Aurélien Le Foulgoc
• Usages des médias et politique : une écologie des pratiques informationnelles, par Viviane Le Hay, Thierry Vedel, Flora Chanvril• Les appropriations différenciées de l’information en ligne au sein des catégories sociales supérieures, par Jean-Baptiste Comby, Valérie Devillard, Charlotte Dolez, Rémy Rieffel
• Bondy blog. Le travail de représentation des « habitants de la banlieue » par un média d’information participative, par Julie Sedel
Varia
• Que vaut la parole d’un chroniqueur à la télévision ? L’affaire Zemmour, comme symptôme d’une dérive de la parole médiatique, par Patrick Charaudeau 
• La formation en communication des représentants syndicaux. Logiques institutionnelles et enjeux militants, par Stéphane Olivesi 
Notes de lecture 
• De Pierre-Emmanuel Sorignet, Danser. Enquête dans les coulisses d’une vocation, Paris, La Découverte, coll. « Textes à l’appui / Enquêtes de terrain », 2010, par Laure de Verdalle
• De Caroline Datchary, La dispersion au travail, Toulouse, Octarès, 2011, par Pascal Ughetto
• D'Alexandre Mallard, Petit dans le marché. Une sociologie de la très petite entreprise, Paris, Presses des Mines, 2011, par Pascal Ughetto• De Mathieu Triclot, Philosophie des jeux vidéo, Paris, Zones, 2011, par Bruno Vetel
• De Paul N. Edwards, A Vast Machine. Computer Models, Climate Data, and the Politics of Global Warming. Cambridge: MA, The MIT Press, 2010, par Michel Atten

mardi 26 avril 2011

Questions de communication, n°16/2009 Journalistes et sociologues. Retour sur des luttes pour «écrire le social»

Questions de communication, n°16/2009
Journalistes et sociologues. Retour sur des luttes pour «écrire le social»
Coordination éditoriale de Vincent Goulet, Philippe Ponet
Presses universitaires de Nancy
2010

Présentation par Vincent Goulet et Philippe Ponet (extraits) :
Un ensemble complexe d'interdépendances, l'enchevêtrement de multiples logiques, l'interpénétration des méthodes et des outils. Voilà ce qu'il ressort des quelques études consacrées aux relations qu'entretiennent journalistes et sociologues. Ainsi y est-il toujours question de « ligne de partage » plus ou moins floue (Ruellan, 1992 : 25), de « frontières entre les deux camps », de « zones de contact », « d'étanchéité » (ibid.), des « proximités et malentendus » qui en découlent (Charon, 1996 :17). On y traite également des méthodes et des outils (coupures de presse, entretiens), par l'analyse des emprunts légitimes et des emprunts sauvages » (ibid. : 30) que peuvent faire journalistes et sociologues, on y évoque les conflits de légitimité, les rapports différenciés aux « faits réels ».
Si elle a le mérite de souligner les particularités des deux disciplines, cette littérature contribue parfois à renforcer, voire à naturaliser, certaines oppositions - journalistes et sociologues sont considérés de manière évidente comme ayant toujours appartenu à des univers clairement distincts - et à imposer des manières de construire l'objet, en limitant à un « problème » entre journalistes et sociologues ce qui renvoie en fait à des transformations sociales beaucoup plus générales, et plus particulièrement à la question de l'intensification des luttes, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, entre les diverses activités qui prétendent « écrire le social ». C'est pourquoi une tentative de classement de cette littérature qui reprendrait à son compte l'opposition nominale entre « journalistes » et « sociologues » et s'arrêterait à leurs polémiques les plus visibles, risquerait de ne pas mettre en évidence les proximités réelles entre les journalistes qui cherchent à augmenter leur « degré d'autonomie professionnelle » en mobilisant les sciences sociales et les sociologues qui, au nom de la science, tentent « d'éclairer » la pratique journalistique. Malgré une certaine rudesse des débats entre ces deux positions qui semblent inconciliables (les auteurs scientifiques aimeraient que soit davantage introduite de réflexivité dans les pratiques des journalistes tandis que les journalistes posent la question symétrique de l'introduction des schèmes journalistiques de perception dans le champ académique), elles se rejoignent dans leur visée normative et sur une conception éminemment politique de la nature et des fonctions des médias d'information. Notons qu'à côté de ces deux approches apparemment antagonistes, on peut repérer celles - plus nuancées - de personnalités à mi-chemin entre le journalisme et les sciences humaines, que ce soit d'anciens journalistes devenus universitaires, d'universitaires devenus journalistes ou de journalistes ayant eu une formation poussée en sciences humaines.
Ainsi, sans remettre en cause leurs nombreux apports, ces travaux ont-ils semblé plus souvent enfermés dans les luttes entre journalistes et sociologues qu'ils ne les ont pris pour objet. Un des objectifs des journées d'études qui ont été organisées en juin 2006 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), et qui ont posé les jalons de ce dossier, était donc de contribuer à prolonger l'analyse sur ces questions, en évitant si possible d'être happés par ces rivalités. Les contributions ont permis d'inscrire l'analyse des rapports entre journalistes et sociologues dans des mécanismes sociaux plus généraux. Deux d'entre eux ont été particulièrement mis en exergue : l'intensification des luttes pour « écrire le social » depuis la seconde moitié du XIXe siècle entre des activités qui commencent à se différencier les unes des autres ; la multiplication des usages croisés du journalisme et de la sociologie, une fois l'autonomie disciplinaire établie au cours de la première moitié du XXe siècle comme préalable indispensable au fonctionnement de ces univers.

Journalistes et sociologues
Retour sur des luttes pour « écrire le social »

Dossier coordonné et présenté par Vincent Goulet et Philippe Ponet
Vincent Goulet
Dick May et la première école de journalisme en France. Entre réforme sociale et professionnalisation
Ivan Chupin
Sciences sociales et formations en journalisme : émergence d'un nouvel enjeu de distinction
Aurélie Tavernier
Rhétoriques journalistiques de médiatisation du sociologue
Julie Sedel
Une analyse comparée de la médiatisation de deux sociologues de la délinquance juvénile
Elihu Katz
Les journalistes comme scientifiques. Notes pour une classification professionnelle

dimanche 7 novembre 2010

écouter et lire: Le journalisme au féminin. Assignations, inventions, stratégies

écouter: Cégolène Frisque, sociologue, co-auteur de "Le journalisme au féminin" (PUR, 2010), Questions d'époque, 05.11.2010

Le journalisme au féminin
Assignations, inventions, stratégies

Béatrice Damian-Gaillard, Cégolène Frisque, Eugénie Saitta (dir.)
P.U.R.
2010

Présentation de l'éditeur
En France, la profession de journaliste, massivement masculine jusqu’aux années 1960-1970, s’est progressivement féminisée. Cet ouvrage questionne les modalités et les enjeux de ce processus de féminisation en Europe et interroge les rapports de genre qui se jouent dans le fonctionnement des rédactions et le traitement de l’information. S’appuyant sur des terrains d’enquête variés, il dégage les diverses logiques à l’œuvre et interroge l’existence et les contours éventuels d’un journalisme « au féminin »

Sommaire

Cet ouvrage est coordonné par Cégolène Frisque, maître de conférences en sociologie à l’IUT de la Roche-sur-Yon (université de Nantes), Béatrice Damian-Gaillard, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’IUT de Lannion (université Rennes 1) et Eugénie Saitta, postdoctorante en science politique à l’université de Poitiers. Elles sont toutes trois membres du centre de recherches sur l’Action publique en Europe (CRAPE, UMR 6051).

(Merci à Julie Sedel pour l'info)

jeudi 4 mars 2010

atelier « Journalistes et publics »: « La formation des journalistes de sport : entre vocation et professionnalisation »

(Maison des sciences de l'homme, 54, bd Raspail, salle 412).

La prochaine séance se déroulera le vendredi 12 mars de 16h à 18 heures autour du travail de

Karim Souanef et Samuel Bouron, « La formation des journalistes de sport : entre vocation et professionnalisation »


Discutante : Christine Leteinturier





Julie Sedel

Post-doc TECH/SENSE –Orange Labs

Membre associée au Centre européen de sociologie et de science politique de la Sorbonne (CESSP-Paris).

samedi 9 janvier 2010

Les Lundis de l'Ina, Banlieues et médias, 18 janvier

INVITATION

Autour de la parution du dossier MédiaMorphoses dans le dernier numéro de Médias intitulé
"Les banlieues : un enjeu médiatique?" et dans le prolongement du livre de Julie Sedel
Les médias et la banlieue (une co-édition Ina - Le Bord de l'Eau),
les Lundis de l'Ina poursuivent le questionnement à partir de la diffusion
d'archives télévisuelles et radiophoniques des collections de l'Ina.

Les Lundis de l'Ina
Banlieues et médias


Emmanuel Hoog,

Président-directeur général de l'Ina
et Président du Comité d'Histoire de la TéléVision (CHTV)

a le plaisir de vous inviter au débat

Banlieues et médias

Débat animé par Julie Sedel, sociologue, auteur de l'ouvrage Les médias et la banlieue,
une co-édition Ina - Le Bord de l'Eau, avec la participation de Zinédine Boudaoud,
journaliste à la rédaction de France 2, Camille Canteux, docteure en histoire,
université Paris-1, Patrick Champagne, EHESS, Centre de Sociologie Européenne,
Philippe Gavi, journaliste, membre du comité de rédaction de Médias et président
de l'association des journalistes médias, Thomas Prouteau, journaliste, RTL.

Avec la diffusion d'extraits issus de nos collections

Lundi 18 janvier 2010 à 19 heures

Bibliothèque nationale de France - Auditorium

Quai François Mauriac – 75013 – Paris
M° ligne 6 « Quai de la Gare » ou ligne 14 « Bibliothèque F. Mitterrand » - Bus lignes 62 ou 89
Stationnement le long des berges de la Seine ou parking rue Emile Durkheim



Coordination
Denis Maréchal
01 49 83 30 14
dmarechal@ina.fr

Réservation
(dans la limite des places disponibles)
au 01 49 83 30 97
ou inatheque-de-france@ina.fr

En partenariat avec : Le Comité d'Histoire de la Télévision
http://www.ina-sup.com/ressources/les-lundis-de-lina

lundi 21 décembre 2009

MédiaMorphoses, dossier: Les « banlieues » : un enjeu médiatique ? par Julie Sedel, La Revue-Médias n°23






MédiaMorphoses
Dossier coordonné par Julie Sedel
Les « banlieues » : un enjeu médiatique ?
http://www.revue-medias.com/les-banlieues-un-enjeu-mediatique,598.html

L’œil du JT : des grands ensembles aux « quartiers »
par Alexandre Borrell
http://www.revue-medias.com/l-oeil-du-jt-des-grands-ensembles,599.html

« Banlieues » et transformations du journalisme
par Julie Sedel
http://www.revue-medias.com/banlieues-et-transformations-du,600.html

Comment la « banlieue » vint au rap
par Karim Hammou
http://www.revue-medias.com/comment-la-banlieue-vint-au-rap,601.html

Médias et « délinquance »
par Gérard Mauger
http://www.revue-medias.com/medias-et-delinquance,602.html

Le regard des ministères (1948-1982)
par Camille Canteux
http://www.revue-medias.com/le-regard-des-ministeres-1948-1982,603.html

À l’intérieur de « Mots croisés »
par Gaël Villeneuve
http://www.revue-medias.com/a-l-interieur-de-mots-croises,597.html

Défaut(s) d’expression
par Lorenzo Barrault
http://www.revue-medias.com/defaut-s-d-expression,604.html

« Immigration », « banlieues » et information autonome.
par Nathalie Fuchs
http://www.revue-medias.com/immigration-banlieues-et,605.html

La Revue-Médias n°23 http://www.revue-medias.com/-no23,50-.html

lundi 30 mars 2009

17 avril, Julie SEDEL pour Les Médias & La Banlieue

17 avril, à 21H30, sur l'espace second life du collectif Pierre Bourdieu un hommage.

à l'invitation de Médias Critique et Pierre Bourdieu un hommage, Julie Sedel fera une présentation/discussion de son ouvrage Les Médias & La Banlieue





———————————————résumé du livre———————————————
Les médias lorsqu’ils traitent des quartiers défavorisés de banlieue accordent une place prépondérante aux faits divers de violence. Pourquoi cette focalisation qui donne une image négative de ces lieux ? Comment ceux qui sont sur le terrain réagissent-ils ? Ce livre se propose d’y répondre en analysant les évolutions de ces grands ensembles d’habitat social, les transformations du fonctionnement journalistique et la façon dont les acteurs locaux tentent de peser sur l’événement. Depuis les années 1980, le champ journalistique comme les quartiers HLM ont connu des transformations majeures : montée des logiques commerciales, promotion d’un journalisme professionnel sur un journalisme plus engagé et/ou spécialisé, pour le premier ; dégradation des conditions de vie, et, pour une fraction de la jeunesse, affirmation des logiques de défense du territoire et de l’honneur. Parallèlement, la médiatisation des quartiers sous un angle jugé stigmatisant a conduit des mairies et des associations de banlieues à mettre en place des « spécialistes de la dramatisation » chargés de produire une certaine représentation de ces quartiers à l’attention des journalistes. Mais quelles sont les limites (et les impensés) de ces luttes symboliques ?

Julie Sedel est docteure en sociologie de l’École des hautes études en sciences sociales (Paris). Le jury du Prix de la recherche de l’Inathèque lui a attribué une mention spéciale pour sa thèse dont ce livre est tiré. Elle organise depuis 2008 un atelier sur le journalisme au Centre de sociologie européenne (CNRS-EHESS). Elle a notamment travaillé sur les transformations du quotidien Le Monde.

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(Gilbert Quélennec)