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mardi 24 janvier 2017

Isil Zeynep Turkan-Ipek, Chroniqueurs politiques en Turquie (1980-2014)

Isil Zeynep Turkan-Ipek
Chroniqueurs politiques en Turquie (1980-2014)
Préface de Philippe Aldrin
L'Harmattan
Histoire et perspectives méditerranéennes 
2017

Présentation de l'éditeur
Les rapports entre les journalistes et le pouvoir en Turquie sont peu étudiés par les sciences sociales. Cet ouvrage tente de définir et d'expliciter l'espace professionnel occupé par les journalistes spécialisés en politique, en plaçant la focale sur la figure de l'éditorialiste et du chroniqueur. En croisant plusieurs traditions analytiques (sociologie des groupes sociaux, sociologie politique, sociologie des médias), l'auteure apporte un éclairage sociohistorique inédit sur les recompositions successives du journalisme politique depuis le coup d'Etat militaire de 1980.


dimanche 9 octobre 2016

Aude Lancelin, Le monde libre

Aude Lancelin
Le monde libre
Les Liens qui Libèrent
2016

Présentation de l'éditeur
Un an avant une élection présidentielle, la « numéro deux » du plus célèbre hebdomadaire de la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d’avoir voulu remettre au pas « sa » presse, tandis que les actionnaires du « Monde libre », auquel appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l’affaire. 
Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au cœur des médias français, entre décadence d’un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d’appareil à l’agonie. Une plongée sans précédent dans le « quatrième pouvoir », par quelqu’un qui l’a connu de l’intérieur. Un appel aussi à la résurrection d’une vraie gauche, et à la libération des journalistes.
Aude Lancelin, spécialiste de la vie des idées, a été directrice adjointe des rédactions de "L’Obs" et de "Marianne", entre 2011 et 2016. Elle est notamment le coauteur des Philosophes et l’amour (Plon). 
 

lundi 13 juillet 2015

vidéo: Yves Gingras, Qu'est-ce qui distingue un journaliste scientifique?



Yves Gingras, Qu'est-ce qui distingue un journaliste scientifique?
Conclusion de l'atelier sur le journalisme scientifique 
La culture scientifique au Québec : crise et transformation
Congrès 2015 de l’Association des communicateurs scientifiques du Québec
6 juin 2015


mercredi 13 mai 2015

Sandra Vera Zambrano, L’emprise du journalisme échotier ? La médiatisation des professionnels de la politique dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités (1945-2008)

Sandra Vera Zambrano
L’emprise du journalisme échotier ? 
La médiatisation des professionnels de la politique 
dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités 
(1945-2008)
Préface d'Eric Darras
Avant propos de Julien Duval
Institut Universitaire Varenne/ LGDJ
2013

Présentation de l'éditeur
L'objectif de cet ouvrage est de rendre compte du rapport social qui fonde le travail de représentation politique dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités. Il s'agit de montrer que cette mise en scène du politique par les espaces privés cherche à légitimer un certain ordre social, y compris dans un espace qui paraît à première vue éloigné des questions politiques. Ainsi, partant du postulat de l'indissociabilité entre la production et la réception de tout processus de communication, deux hypothèses sont mises en avant. La première est celle de l'entretien de l'ordre politique et social par la réitération de la hiérarchie politique dans les magazines ainsi que par une conception conservatrice de la société. La seconde est celle de la subordination du champ journalistique à l'égard du champ politique : les journalistes reproduisent les hiérarchies politiques et co-construisent une supposée grandeur du personnel politique, et ce d'autant plus que « la politique » dans cet espace est principalement comprise comme nationale et liée au pouvoir exécutif.
Le dispositif empirique adopté - comportant un travail de recherche sur les archives des magazines féminins parus entre 1880 et 1945, une analyse de contenu des couvertures de Closer, France Dimanche, Gala, Ici Paris, Paris Match, Point de Vue, Public et Voici publiées entre 1945 et 2008, une objectivation statistique de l'espace social des pratiques culturelles des Français ainsi que plusieurs entretiens avec des journalistes - met en lumière quatre dimensions d'analyse : celle de la définition et de la délimitation de ce genre journalistique, celle de sa genèse, celle de la connaissance de ses lecteurs et, enfin, celle des évolutions du traitement journalistique des professionnels de la politique.

Sandra Vera Zambrano, ATER à l'IEP de Toulouse. Elle a auparavant contribué comme assistante de recherche pour la Commission Européenne (7ème PCRD, MediaAct), l'Université d'Amsterdam et l'Université de New York.

mercredi 16 octobre 2013

Jérôme Berthaut, La Banlieue du « 20 heures ». Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique


Jérôme Berthaut
La Banlieue du « 20 heures »
Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique
Agone
2013

Présentation de l'éditeur
Plongés dans un collectif de travail régi par des logiques économiques (audience, productivité), le poids des sources légitimes et des modèles professionnels importés de l’audiovisuel commercial, les journalistes de France 2 fabriquent et perpétuent les lieux communs sur les habitants des quartiers populaires pour satisfaire dans l’urgence la commande de reportages prédéfinis par leur hiérarchie. À partir d’une enquête menée au plus près des pratiques quotidiennes des journalistes, ce livre propose une explication sociologique à la permanence des représentations réductrices véhiculées par certains contenus médiatiques.
Dans les rédactions, la catégorie « banlieue » sert à désigner un ensemble de sujets possibles et qui ont déjà fait leur preuve, dont on estime qu’ils ont fonctionné et fonctionnent généralement auprès du public. C’est pour cela que les catégories de classement ethniques ou stigmatisantes font irruption au sein des rédactions. Elles y ont une utilité sociale pratique en réduisant pour les journalistes l’imprévisibilité du travail. Elles permettent de tenir ensemble plusieurs contraintes (de temps, économiques, éditoriales) en proposant des raccourcis cognitifs possibles et accessibles à la plupart des journalistes.
Sociologue, maître de conférence à l’université de Bourgogne et membre du Ciméos, Jérôme Berthaut est chercheur associé au laboratoire « Migrations et société » (URMIS-CNRS). Ses recherches croisent sociologie des médias et sociologie de l’immigration.



jeudi 29 août 2013

video: Jérôme BERTHAUT, Prix de la Recherche 2012 de l’INAthèque (INA) pour sa thèse "La banlieue sur commande. Enquête sur l’intériorisation d’un sens commun journalistique"


Jérôme BERTHAUT a été récompensé pour sa thèse de doctorat de sociologie "La banlieue sur commande. Enquête sur l’intériorisation d’un sens commun journalistique" (Université Paris Diderot, UFR Sciences sociales, unité de recherche Migrations et Société - Directeur de thèse : Maryse Tripier). voir les videos





 

lundi 15 avril 2013

Emmanuelle Gatien, Prétendre à l’excellence, Prix Albert Londres, prix journalistiques et transformations du journalisme

Emmanuelle Gatien
Prétendre à l’excellence
Prix Albert Londres, prix journalistiques et transformations du journalisme
Préface de Dominique Marchetti
LGDJ
2013

Présentation de l'éditeur
Recherche homme, grand reporter, fortement diplômé, travaillant dans la presse nationale généraliste sur des sujets internationaux ou les conflits… Tel pourrait être l’appel d’offre lancé par le Prix Albert Londres chaque année à destination des journalistes, ou du moins les principales composantes distinctives du profil requis. Au travers de ce prix, le premier historiquement dédié aux journalistes, ce livre propose de comprendre certains enjeux de définition du métier de journaliste et les différents enjeux de la consécration. Quels sont les rôles que jouent les prix attribués aux journalistes pour la profession ? Qu’est-ce qu’un « bon » journaliste ? À une époque où les journalistes eux-mêmes engagent de plus en plus une réflexion sur leur profession, la question du statut du journaliste et de sa reconnaissance se pose particulièrement. Cette enquête vise à apporter un éclairage au « concret » sur les phénomènes d’ajustement aux grandes évolutions du métier en mettant à jour les coulisses du Prix (correspondance des membres du jury, annotations manuscrites, curriculum vitae des candidats, délibérations et remises de prix sont au coeur du dispositif, tout comme des entretiens avec les journalistes). Les ressources sur lesquelles les journalistes s’appuient pour prétendre à l’excellence, mais aussi les compétences sociales valorisées, les prises de position du jury et les formats journalistiques privilégiés constituent autant d’indicateurs de ce qui se joue dans la sélection, selon les époques. En incluant et en excluant, le prix livre ainsi, en filigrane, la définition « juste » du journaliste et son analyse permet de comprendre à la fois les logiques de consécration et leurs effets en termes de représentations et de pratiques. 

jeudi 13 décembre 2012

Dvd: Hollande, Dsk, Etc... Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal

Hollande, Dsk, Etc...


Hollande, Dsk, Etc...
Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal
Avec la participation de Alain Accardo, Gilles Balbastre, Laurent Bonelli, Alain Garrigou, François Ruffin
Arapede Productions
2012

Au printemps 2012, en pleine campagne des élections présidentielles, une équipe de choc s’invite chez les notables de la presse parisienne pour les interroger sur le traitement de faveur dont ils gratifient François Hollande depuis les premiers jours de sa candidature. En plébiscitant le prétendant socialiste au détriment des autres candidats, les responsables de l’information ne sont-ils pas en train de préempter l’issue du jeu électoral ?
Hollande saura-t-il les consoler de l’effondrement de leur ancien favori, Dominique Strauss-Kahn ? Confrontés aux preuves de leur parti pris, directeurs de journaux, éditorialistes chevronnés et petits soldats du journalisme politique se cabrent, se défaussent, se récrient, s’énervent – et parfois se dévoilent…
BONUS : JUPPÉ, FORCÉMENT…
Comment s’exerce la démocratie quand un ministre en fonction,
secrétaire général d’un parti politique de première importance,
brigue la mairie d’une grande ville de province ? Comment les médias locaux traitent-ils l’illustre parachuté ? Que devient le beau principe de l’égalité de traitement entre les candidats ? Juppé, forcément… décortique une campagne électorale à travers le regard des journalistes et montre à quel point la politique, comme le reste, fonctionne à deux vitesses.
Pierre Carles, 1995, 31 mn
 commander

mercredi 12 décembre 2012

Dvd: Les nouveaux chiens de garde, Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Les nouveaux chiens de garde
Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat
Scénario : Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert, Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Production : JEM Productions
Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.
commande sur:
www.epicentrefilms.com
www.fakirpresse.info
www.acrimed.org
 

vendredi 4 novembre 2011

écouter: Géraud Lafarge et Dominique Marchetti, Les portes fermées du journalisme. L’espace social des étudiants des formations « reconnues »


écouter: Géraud Lafarge et Dominique Marchetti, Les portes fermées du journalisme. L’espace social des étudiants des formations « reconnues »
Médialogues, 7.10.2011

in Actes de la recherche en sciences sociales 2011/4 (n° 189).

résumé

Fondé sur une enquête par questionnaire et par entretiens, cet article montre que les conditions d’entrée dans les formations au journalisme les plus prestigieuses sont de plus en plus sélectives scolairement et socialement. La construction de l’espace des élèves fait apparaître une double opposition, selon que l’entrée dans les formations s’effectue par une « petite porte » ou par la « grande porte », et selon que la trajectoire des étudiants s’inscrit dans un mode de reproduction structuré par le capital scolaire ou d’autres types de ressources, en particulier le capital social. L’article met également en lumière un processus d’homogénéisation sociale qui s’incarne dans une féminisation « par le haut » et dans le passage de plus en plus fréquent, avant l’entrée dans ces formations, par des Instituts d’études politiques (IEP). Au-delà du journalisme, l’analyse offre un éclairage original sur des transformations des secteurs culturels (homogénéisation des contenus, etc.) et sur des changements structuraux au sein des classes dominantes, où les ressources culturelles et scolaires se dissocient de moins en moins des ressources économiques et sociales


Abstract
Based on a questionnaire-survey and on individual interviews, this paper suggests that the conditions for admission in the most prestigious journalism schools are increasingly selective, both educationally and socially. The representation of the social space constituted by the students of these programs reveals a double opposition, determined by whether one is admitted through the “front door” or the “back door”, and whether the trajectory of the students is coded by a mode of reproduction structured by educational capital or by other kinds of resources, and in particular by social capital. The paper also highlights a process of social homogenization that takes the form of a “top-tier” feminization, and of an increasingly frequent enrollment in an Institut d’Etudes Politiques (IEP) prior to admission into a journalism school. Beyond journalism, this case study sheds light on the transformation of cultural sectors (homogenization of content, etc.) and on the structural transformations taking place within the dominant classes, where cultural and educational resources are ever more closely associated with social and economic resources.

Resumen
Este artículo, basado en una investigación mediante cuestionario y entrevistas, muestra que, en Francia, las condiciones de ingreso en los establecimientos más prestigiosos de formación periodística son cada vez más selectivas, tanto en el plano académico como en el social. La construcción del espacio de los alumnos revela una doble oposición, según si se ingresó por la «puerta de atrás» o por la «puerta grande», y según si la trayectoria de los estudiantes se inscribe en un modo de reproducción estructurado por el capital escolar o por otros tipos de recursos, en particular el capital social. Asimismo, los autores del artículo sacan a la luz un proceso de homogenización social que se materializa en una feminización «por arriba» y en haber pasado, antes de ingresar en dichas formaciones, por los Instituts d’études politiques (IEP) [centros de educación universitaria en ciencias políticas], caso que cada vez es más frecuente. Más allá del periodismo, este análisis constituye un original enfoque sobre las transformaciones de los sectores culturales (homogenización de los contenidos, etc.) y los cambios estructurales dentro de las clases dominantes, en las que los recursos culturales y académicos se disocian cada vez menos de los recursos económicos y sociales.

Zusammenfassung
Auf der Basis einer mit Interviews und Fragebögen erfolgten Untersuchung zeigt der vorliegende Aufsatz, dass die Zugangsvoraussetzungen für die prestigeträchtigsten Journalistenausbildungsprogramme auf einer zunehmenden schulischen und sozialen Auslese beruhen. In der Konstruktion des sozialen Raums der Studenten tut sich ein doppelter Gegensatz auf, je nachdem ob der Eintritt über die „enge Pforte“ oder „weite Pforte“ der Ausbildung verläuft. Die Laufbahn der Studenten ist auch von der Reproduktion verschiedener Ressourcen, vor allem aber des schulischen sozialen Kapitals geprägt. Der Aufsatz macht außerdem deutlich, dass eine soziale Homogenisierung erfolgt, die sich in einer Feminisierung „von oben“ ausdrückt sowie in der zunehmenden Bedeutung des vor der Ausbildung absolvierten Studiums an den Instituts d’études politiques (Elitehochschulen). Damit wird eine originelle Perspektive eröffnet, die über den Bereich des Journalismus hinaus von Bedeutung ist und welche die allgemeinen Veränderungen im Kultursektor (Homogenisierung der Inhalte, etc.) beweisen. Daneben lassen sich Umstrukturierungen unter den herrschenden Schichten belegen, in denen die kulturellen und schulischen Ressourcen immer enger an das ökonomische und soziale Kapital gebunden sind.

jeudi 23 juin 2011

écouter: Marc Endeweld, France Télévisions, off the record

écouter:  interview 26 octobre 2010 dans "Question de tout", de Philippe Robichon, BEUR FM

Interview BFM Radio 4 octobre 2010 dans le "12-15"

Télérama.fr / Questions médias #17 : Politique et télé publique, 20 ans de liaisons dangereuses, 2010



 Agenda:
« Télévisions publiques : un déclin inexorable ? »
Jeudi 5 mai 2011
▶ A Paris. Avec Marc Endeweld, auteur de France Télévisions [off the record]


Marc Endeweld
France Télévisions
off the record

Flammarion
2010

4ème de couverture
Connaissez-vous une entreprise qui fait l’objet d’une lutte d’influence au plus haut sommet de l’État ? Dotée d’un actionnaire qui n’a cessé de l’affaiblir ? Dont les fournisseurs se permettent de l’insulter ou de la confondre avec une "vache à traire" ? Cette entreprise, c’est France Télévisions, le groupe qui réunit les chaînes publiques, de France 2 à RFO. En août 2010, Rémy Pflimlin a succédé à sa tête à Patrick de Carolis. C’est la première fois que son président est nommé par Nicolas Sarkozy.
Cette enquête fouillée raconte, à l’aide de nombreux témoignages et documents inédits, comment l’État actionnaire, de gauche comme de droite, n’a cessé d’affaiblir le groupe public au profit du privé. Elle revient sur le grand partage du gâteau : des animateurs-producteurs se servent de France Télévisions comme d’un guichet de banque. Leur chiffre d’affaires est là dévoilé pour la première fois. On évolue de conflits d’intérêts en "amitiés" politiques sur fond de renvois d’ascenseurs... Des salariés au bord de la crise de nerfs aux conséquences catastrophiques de l’absence de stratégie, le syndrome "France Télécom" est dans toutes les têtes...

Marc Endeweld est journaliste. Il réalise des enquêtes et reportages sur des sujets aussi divers que la vie politique, l’économie, l’actualité sociale, les quartiers populaires et le mouvement social, les faits de société, les nouvelles technologies, les médias et leur économie, les politiques publiques, l’urbanisme, le « Grand Paris », la lutte contre les discriminations et la question des minorités, l’action culturelle…
Collaborations diverses depuis 2000 : Le Monde Diplomatique, Têtu, Regards, Le Journal de Saint Denis, Témoignage Chrétien, Bakchich.info, Minorités.org, Bastamag.net, RFI, Politis, Marianne, Marianne2.fr, Sciences Humaines, Capital, Technikart, Les inrockuptibles, La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry Républicain...
http://marc-endeweld.net/

mardi 26 avril 2011

Questions de communication, n°16/2009 Journalistes et sociologues. Retour sur des luttes pour «écrire le social»

Questions de communication, n°16/2009
Journalistes et sociologues. Retour sur des luttes pour «écrire le social»
Coordination éditoriale de Vincent Goulet, Philippe Ponet
Presses universitaires de Nancy
2010

Présentation par Vincent Goulet et Philippe Ponet (extraits) :
Un ensemble complexe d'interdépendances, l'enchevêtrement de multiples logiques, l'interpénétration des méthodes et des outils. Voilà ce qu'il ressort des quelques études consacrées aux relations qu'entretiennent journalistes et sociologues. Ainsi y est-il toujours question de « ligne de partage » plus ou moins floue (Ruellan, 1992 : 25), de « frontières entre les deux camps », de « zones de contact », « d'étanchéité » (ibid.), des « proximités et malentendus » qui en découlent (Charon, 1996 :17). On y traite également des méthodes et des outils (coupures de presse, entretiens), par l'analyse des emprunts légitimes et des emprunts sauvages » (ibid. : 30) que peuvent faire journalistes et sociologues, on y évoque les conflits de légitimité, les rapports différenciés aux « faits réels ».
Si elle a le mérite de souligner les particularités des deux disciplines, cette littérature contribue parfois à renforcer, voire à naturaliser, certaines oppositions - journalistes et sociologues sont considérés de manière évidente comme ayant toujours appartenu à des univers clairement distincts - et à imposer des manières de construire l'objet, en limitant à un « problème » entre journalistes et sociologues ce qui renvoie en fait à des transformations sociales beaucoup plus générales, et plus particulièrement à la question de l'intensification des luttes, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, entre les diverses activités qui prétendent « écrire le social ». C'est pourquoi une tentative de classement de cette littérature qui reprendrait à son compte l'opposition nominale entre « journalistes » et « sociologues » et s'arrêterait à leurs polémiques les plus visibles, risquerait de ne pas mettre en évidence les proximités réelles entre les journalistes qui cherchent à augmenter leur « degré d'autonomie professionnelle » en mobilisant les sciences sociales et les sociologues qui, au nom de la science, tentent « d'éclairer » la pratique journalistique. Malgré une certaine rudesse des débats entre ces deux positions qui semblent inconciliables (les auteurs scientifiques aimeraient que soit davantage introduite de réflexivité dans les pratiques des journalistes tandis que les journalistes posent la question symétrique de l'introduction des schèmes journalistiques de perception dans le champ académique), elles se rejoignent dans leur visée normative et sur une conception éminemment politique de la nature et des fonctions des médias d'information. Notons qu'à côté de ces deux approches apparemment antagonistes, on peut repérer celles - plus nuancées - de personnalités à mi-chemin entre le journalisme et les sciences humaines, que ce soit d'anciens journalistes devenus universitaires, d'universitaires devenus journalistes ou de journalistes ayant eu une formation poussée en sciences humaines.
Ainsi, sans remettre en cause leurs nombreux apports, ces travaux ont-ils semblé plus souvent enfermés dans les luttes entre journalistes et sociologues qu'ils ne les ont pris pour objet. Un des objectifs des journées d'études qui ont été organisées en juin 2006 à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), et qui ont posé les jalons de ce dossier, était donc de contribuer à prolonger l'analyse sur ces questions, en évitant si possible d'être happés par ces rivalités. Les contributions ont permis d'inscrire l'analyse des rapports entre journalistes et sociologues dans des mécanismes sociaux plus généraux. Deux d'entre eux ont été particulièrement mis en exergue : l'intensification des luttes pour « écrire le social » depuis la seconde moitié du XIXe siècle entre des activités qui commencent à se différencier les unes des autres ; la multiplication des usages croisés du journalisme et de la sociologie, une fois l'autonomie disciplinaire établie au cours de la première moitié du XXe siècle comme préalable indispensable au fonctionnement de ces univers.

Journalistes et sociologues
Retour sur des luttes pour « écrire le social »

Dossier coordonné et présenté par Vincent Goulet et Philippe Ponet
Vincent Goulet
Dick May et la première école de journalisme en France. Entre réforme sociale et professionnalisation
Ivan Chupin
Sciences sociales et formations en journalisme : émergence d'un nouvel enjeu de distinction
Aurélie Tavernier
Rhétoriques journalistiques de médiatisation du sociologue
Julie Sedel
Une analyse comparée de la médiatisation de deux sociologues de la délinquance juvénile
Elihu Katz
Les journalistes comme scientifiques. Notes pour une classification professionnelle

lundi 7 mars 2011

en ligne: publications de Patrick Champagne sur le champ journalistique

en ligne: publications de Patrick Champagne sur le champ journalistique

Cette liste de publications (en ligne) sera mise à jour au fur et à mesure, Gilbert Quélennec
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La télévision et son langage : l'influence des conditions sociales de réception sur le message, Revue française de sociologie, 1971, Numéro 12-3, pp. 406-430

avec Abdelmalek Sayad et Jean-Claude Combessie, Usages privés et usages politiques des moyens de communication, Réseaux, 1985, Volume 3, Numéro 13, pp. 39-73

Le cercle politique, Actes de la recherche en sciences sociales, 1988, Numéro 71-72, pp. 71-97

"L'Heure de vérité"
, Actes de la recherche en sciences sociales, 1988, Numéro 71-72 lien pp. 98-101

Contribution de Patrick Champagne (sociologue, CNRS), pp. 14-16, participation au débat, pp. 25-26
La construction intellectuelle, médiatique et politique du mouvement étudiant de l'automne 1986. Actes du colloque de la Sorbonne, mai 1987, Politix. Vol. 1, N°1. Hiver 1988.

Quand les sondages se débattent - Débat entre Patrick Champagne, Bernard Manin et Jean-Luc Parodi, Politix, 1989, Volume 2, Numéro 5, pp. 25-46

Qui a gagné ? Analyse interne et analyse externe des débats politiques à la télévision, Mots, 1989, Numéro 20, pp. 5-22

La construction médiatique des "malaises sociaux", Actes de la recherche en sciences sociales, 1991, Numéro 90, pp. 64-76

avec Pierre Bourdieu, Les exclus de l'intérieur, Actes de la recherche en sciences sociales, 1992, Numéro 91-92, pp. 71-75

La loi des grands nombres, Actes de la recherche en sciences sociales, 1994, Numéro 101-102, pp. 10-22


De la doxa à l'orthodoxie politologique, Actes de la recherche en sciences sociales, 1994, Numéro 101-102, pp. 23-24

avec Dominique Marchetti, L'information médicale sous contrainte, Actes de la recherche en sciences sociales, 1994, Numéro 101-102, pp. 40-62

Les sondages, le vote et la démocratie, Actes de la recherche en sciences sociales, 1995, Numéro 109, pp. 73-92

La double dépendance. Quelques remarques sur les rapports entre les champs politique, économique et journalistique, Hermès, 1995, 17-18, pp. 215-229. 

Pour une meilleure maîtrise collective de la médiatisation, Les Cahiers du journalisme, juin 1997, n°3, pp. 58-68.

Environnement, risques et champ journalistique, Regards sociologique, 14, 1997,  pp. 73-90.

Articles sur le site d'Acrimed

L'événement comme enjeu,
Réseaux, 2000, Volume 18, Numéro 100, pp. 403-426

Introduction - Le journalisme à l'économie, Actes de la recherche en sciences sociales, 2000, Numéro 131-132, pp. 3-7

Le médiateur entre deux Monde, Actes de la recherche en sciences sociales, 2000 , Numéro 131-132, pp. 8-29


Le sondage et la décision politique, Projet 4/2001 (n° 268), p. 65-73.
Faire voter, Actes de la recherche en sciences sociales, 2001, Numéro 140, pp. 80-84

L’audimétrie: une censure politique cachée, Hermès, 37, 2003 (L’audience. Presse, Radio, Télévision, Internet), pp.137-142.

A propos du champ journalistique. Dialogue avec Daniel Dayan, Questions de communication, 10, 2006, pp. 197-210.

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voir également: en ligne: Publications de Pierre Bourdieu sur le champ médiatique

source: Pierre Bourdieu un hommage

dimanche 7 novembre 2010

écouter et lire: Le journalisme au féminin. Assignations, inventions, stratégies

écouter: Cégolène Frisque, sociologue, co-auteur de "Le journalisme au féminin" (PUR, 2010), Questions d'époque, 05.11.2010

Le journalisme au féminin
Assignations, inventions, stratégies

Béatrice Damian-Gaillard, Cégolène Frisque, Eugénie Saitta (dir.)
P.U.R.
2010

Présentation de l'éditeur
En France, la profession de journaliste, massivement masculine jusqu’aux années 1960-1970, s’est progressivement féminisée. Cet ouvrage questionne les modalités et les enjeux de ce processus de féminisation en Europe et interroge les rapports de genre qui se jouent dans le fonctionnement des rédactions et le traitement de l’information. S’appuyant sur des terrains d’enquête variés, il dégage les diverses logiques à l’œuvre et interroge l’existence et les contours éventuels d’un journalisme « au féminin »

Sommaire

Cet ouvrage est coordonné par Cégolène Frisque, maître de conférences en sociologie à l’IUT de la Roche-sur-Yon (université de Nantes), Béatrice Damian-Gaillard, maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’IUT de Lannion (université Rennes 1) et Eugénie Saitta, postdoctorante en science politique à l’université de Poitiers. Elles sont toutes trois membres du centre de recherches sur l’Action publique en Europe (CRAPE, UMR 6051).

(Merci à Julie Sedel pour l'info)