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dimanche 9 octobre 2016

Aude Lancelin, Le monde libre

Aude Lancelin
Le monde libre
Les Liens qui Libèrent
2016

Présentation de l'éditeur
Un an avant une élection présidentielle, la « numéro deux » du plus célèbre hebdomadaire de la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d’avoir voulu remettre au pas « sa » presse, tandis que les actionnaires du « Monde libre », auquel appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l’affaire. 
Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au cœur des médias français, entre décadence d’un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d’appareil à l’agonie. Une plongée sans précédent dans le « quatrième pouvoir », par quelqu’un qui l’a connu de l’intérieur. Un appel aussi à la résurrection d’une vraie gauche, et à la libération des journalistes.
Aude Lancelin, spécialiste de la vie des idées, a été directrice adjointe des rédactions de "L’Obs" et de "Marianne", entre 2011 et 2016. Elle est notamment le coauteur des Philosophes et l’amour (Plon). 
 

mercredi 13 mai 2015

Sandra Vera Zambrano, L’emprise du journalisme échotier ? La médiatisation des professionnels de la politique dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités (1945-2008)

Sandra Vera Zambrano
L’emprise du journalisme échotier ? 
La médiatisation des professionnels de la politique 
dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités 
(1945-2008)
Préface d'Eric Darras
Avant propos de Julien Duval
Institut Universitaire Varenne/ LGDJ
2013

Présentation de l'éditeur
L'objectif de cet ouvrage est de rendre compte du rapport social qui fonde le travail de représentation politique dans la presse consacrée aux espaces privés des célébrités. Il s'agit de montrer que cette mise en scène du politique par les espaces privés cherche à légitimer un certain ordre social, y compris dans un espace qui paraît à première vue éloigné des questions politiques. Ainsi, partant du postulat de l'indissociabilité entre la production et la réception de tout processus de communication, deux hypothèses sont mises en avant. La première est celle de l'entretien de l'ordre politique et social par la réitération de la hiérarchie politique dans les magazines ainsi que par une conception conservatrice de la société. La seconde est celle de la subordination du champ journalistique à l'égard du champ politique : les journalistes reproduisent les hiérarchies politiques et co-construisent une supposée grandeur du personnel politique, et ce d'autant plus que « la politique » dans cet espace est principalement comprise comme nationale et liée au pouvoir exécutif.
Le dispositif empirique adopté - comportant un travail de recherche sur les archives des magazines féminins parus entre 1880 et 1945, une analyse de contenu des couvertures de Closer, France Dimanche, Gala, Ici Paris, Paris Match, Point de Vue, Public et Voici publiées entre 1945 et 2008, une objectivation statistique de l'espace social des pratiques culturelles des Français ainsi que plusieurs entretiens avec des journalistes - met en lumière quatre dimensions d'analyse : celle de la définition et de la délimitation de ce genre journalistique, celle de sa genèse, celle de la connaissance de ses lecteurs et, enfin, celle des évolutions du traitement journalistique des professionnels de la politique.

Sandra Vera Zambrano, ATER à l'IEP de Toulouse. Elle a auparavant contribué comme assistante de recherche pour la Commission Européenne (7ème PCRD, MediaAct), l'Université d'Amsterdam et l'Université de New York.

samedi 5 juillet 2014

samedi 21 juin 2014

à paraître: Revue Savoir/agir n°28, Journalisme et dépolitisation

Revue Savoir/agir n°28
Journalisme et dépolitisation
éditions du Croquant
septembre 2014
Présentation de l'éditeur
Les transformations actuelles du champ journalistique (« crise » de la presse écrite, recul des chaînes de télévision généralistes, poids croissant d’Internet, etc.) focalisent les débats sur les évolutions des médias, renvoyant au second plan les réflexions sur le rôle politique des journalistes. C’est à cette question qu’est consacrée cette livraison de Savoir/agir, en l’interrogeant sous l’angle de la « dépolitisation »
L’autonomisation du champ journalistique par rapport
au champ politique
Si l’on définit la politisation comme « une requalification des activités sociales les plus diverses, requalification qui résulte d’un accord pratique entre des agents sociaux enclins, pour de multiples raisons, à transgresser ou remettre en cause la différenciation des espaces d’activités », la dépolitisation du champ journalistique renvoie d’abord au mouvement historique d’autonomisation du champ journalistique par rapport au champ politique. Alors qu’une partie du champ journalistique français est née de la création de journaux dans les entreprises politiques au dix-neuvième siècle, cette situation est aujourd’hui marginale. Les transformations qu’a connues ce champ au cours des dernières décennies (mouvement de concentration économique ; spécialisation et concurrence croissantes des titres et des chaînes ; renforcement de son pôle commercial) ont en effet fortement affaibli son pôle politique.
Cette mutation s’observe notamment dans les métamorphoses du journalisme politique, qui se distancie de plus en plus du jeu politique, en adoptant une posture d’expertise critique (Nicolas Kaciaf). L’histoire du champ journalistique français n’a cependant rien d’universel ni de nécessaire. Si les contraintes économiques ont des effets dépolitisants jusque dans des sociétés qui, comme la Palestine (Benjamin Ferron), pourraient laisser penser qu’un journalisme très engagé y est dominant, la comparaison internationale interroge sur la dépolitisation du journalisme en France. Dans une configuration comparable comme l’Italie (Eugénie Saitta), le désengagement politique d’une partie du champ journalistique est bien moins marqué qu’en France. De plus, un très fort contrôle politique des médias, comme c’est le cas en Russie (Ivan Chupin), n’implique pas nécessairement une politisation des contenus.
Dans le contexte français d’une puissante dépolitisation de la presse, au sens où les entreprises de presse ne sont plus liées à des partis ou des hommes politiques, les relations entre le champ journalistique et le champ politique prennent les formes nouvelles d’une fuite en avant de la communication politique. Pour réussir à passer dans des médias qu’ils ne possèdent plus, les agents politiques accroissent les ressources (humaines, financières, expertes) accordées aux stratégies d’accès aux médias. Les activités politiques sont alors en partie transformées du fait qu’elles cherchent à se conformer aux formats médiatiques et à la vision déconflictualisée du monde social qui y est dominante (Jérémie Nollet).
La neutralisation médiatique
des problèmes sociaux
L’autonomisation du champ journalistique n’est pas sans effet sur les contenus produits par les journalistes, et, plus largement, sur la « dépolitisation » des problèmes sociaux, entendue comme (re)qualification d’enjeux anciennement (ou potentiellement) définis comme politiques en enjeux ne relevant plus (ou pas) de ce registre. C’est en l’occurrence une vision individualisée des questions de société qui domine les représentations journalistiques, comme le montre le cas des problèmes environnementaux dont les causes structurelles sont occultées (Jean-Baptiste Comby).
La production d’un cadrage dépolitisant (qui peut prendre des formes différentes : désidéologisation, déconflictualisation, naturalisation, focalisation sur les agents plutôt que sur les structures, personnalisation des institutions et des idées, absence de mise en perspective historique, recherche de responsables plutôt que d’explications plus structurales, etc.) s’explique moins par une intention explicite des journalistes que par leur mode de recrutement, leurs conditions de travail (précarisation d’une partie de la profession ; exigences de rentabilité des rédactions, etc. ) et leurs contraintes professionnelles (urgence exacerbée qui engendre une forte dépendance aux sources d’information officielles et une difficulté à mener des enquêtes autonomes dans la durée ; légitimation des sujets « vendeurs » tels que les faits divers ou le people…). Saisie par un champ journalistique en pleine transformation dans les années 1980-1990, la question des « banlieues » s’est ainsi trouvée dépolitisée (Julie Sedel).
Au total, en débouchant sur une faible différenciation des contenus journalistiques par rapport au discours de communication des agents et institutions dominants, les pratiques journalistiques, contribuent à la (re)production de l’idéologie dominante.
La question de l’intérêt des publics pour la politique
Les éléments qui précèdent, sur la production de grilles de lecture dépolitisées dans et par le champ journalistique, ne doivent pas susciter de conclusions hâtives quant à leurs effets. Il est hasardeux de prêter des effets politiques aux médias sans s’appuyer sur une étude empirique de leur réception par les différentes catégories de public. C’est pourquoi il convient de faire preuve de prudence quand on s’interroge sur les effets de politisation – entendue cette fois-ci comme l’« attention aux événements politiques » de la part des publics – des médias. Cette vigilance s’impose notamment dans les débats récents qui attribuent une force politisante à des émissions à faible contenu politique, telles que les émissions de divertissement (Leroux et Riutort).

lundi 17 mars 2014

Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrique symbolique du politique

Les mondes de la communication publique
Légitimation et fabrique symbolique du politique
Philipp Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv et Jean-Michel Utard (dir.)
P.U.Rennes
2014

4e de couverture


Philippe Aldrin est professeur de science politique à l’IEP d’Aix, Nicolas Hubé est maître de conférences en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Caroline Ollivier-Yaniv est professeure de sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-Est-Créteil, Jean-Michel Utard est professeur émérite de sciences de l’information et de la communication à l’université de Strasbourg.



(source: P.U.Rennes)

vendredi 29 novembre 2013

video: Des voix et des votes : de Mitterrand à Hollande, Sous la direction de Vincent Tiberj



Des voix et des votes
De Mitterrand à Hollande
Sous la direction de Vincent Tiberj
Champ social
2013

Présentation de l'éditeur
Baisse de la participation électorale dans l’Hexagone en général, et dans les quartiers dits sensibles en particulier, désaffection lignement des catégories populaires vis-à-vis des partis de gauche, montée des votes protestataires, inscription durable du Front national dans le paysage politique : sont les symptômes les plus évidents d’une société et d’un lien électoral et politique tous deux sous tension. Pourtant, on assiste dans le même tempss faits à une modification en profondeur du rapport au politique, entraînant dans son sillage  avec à la fois des aspects négatifs, bien connus, mais aussi des conséquences positives. Ainsi, si les citoyens sont plus critiques et défiants,  mais c’est parce qu’ils sont plus également plus exigeants et mieux informés. Ils votent moins par sentiment de « devoir », mais peuvent en revanche s’impliquer davantageparticiper plus d’autres manières et par via d’autres canaux.
L’objectif de ce livre collectif est de présenter proposer un portrait de cette nouvelle France politique à la lumière des élections de 2012, mais pas seulement : il analyse les données actuelles à la lumière aussi au miroir des évolutions constatées depuis 25 ans tant en termes de nouveaux clivages sociaux que des évolutions majeures sur le plan des en valeurs. Il fait  le point sur des sujets aussi importants que le rapport des catégories populaires au vote et l’émergence politique des nouvelles inégalités, notamment la question de la diversité, les recompositions de la citoyenneté, les ressorts des votes FN, les transformations de la gauche et de la droite, notamment. Se dessine ici le portrait d’une nouvelle démocratie française.
Vincent Tiberj, chargé de recherche FNSP au Centre d’études européennes de Sciences Po Paris et maître de conférences à Sciences Po Paris, est spécialiste de sociologie électorale. Il a notamment publié La crispation hexagonale : France fermée contre France « ouverte » chez Plon (2008).

mercredi 16 octobre 2013

Jérôme Berthaut, La Banlieue du « 20 heures ». Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique


Jérôme Berthaut
La Banlieue du « 20 heures »
Ethnographie de la production d’un lieu commun journalistique
Agone
2013

Présentation de l'éditeur
Plongés dans un collectif de travail régi par des logiques économiques (audience, productivité), le poids des sources légitimes et des modèles professionnels importés de l’audiovisuel commercial, les journalistes de France 2 fabriquent et perpétuent les lieux communs sur les habitants des quartiers populaires pour satisfaire dans l’urgence la commande de reportages prédéfinis par leur hiérarchie. À partir d’une enquête menée au plus près des pratiques quotidiennes des journalistes, ce livre propose une explication sociologique à la permanence des représentations réductrices véhiculées par certains contenus médiatiques.
Dans les rédactions, la catégorie « banlieue » sert à désigner un ensemble de sujets possibles et qui ont déjà fait leur preuve, dont on estime qu’ils ont fonctionné et fonctionnent généralement auprès du public. C’est pour cela que les catégories de classement ethniques ou stigmatisantes font irruption au sein des rédactions. Elles y ont une utilité sociale pratique en réduisant pour les journalistes l’imprévisibilité du travail. Elles permettent de tenir ensemble plusieurs contraintes (de temps, économiques, éditoriales) en proposant des raccourcis cognitifs possibles et accessibles à la plupart des journalistes.
Sociologue, maître de conférence à l’université de Bourgogne et membre du Ciméos, Jérôme Berthaut est chercheur associé au laboratoire « Migrations et société » (URMIS-CNRS). Ses recherches croisent sociologie des médias et sociologie de l’immigration.



jeudi 3 octobre 2013

Pierre Leroux et Philippe Riutort, La politique sur un plateau - Ce que le divertissement fait à la représentation

Pierre Leroux
Philippe Riutort
La politique sur un plateau
Ce que le divertissement fait à la représentation
PUF
2013

Présentation de l'éditeur
Comment les talk-shows accueillant des personnalités politiques ont-ils profondément transformé la représentation médiatique de la politique ? En cherchant d’emblée à rénover le spectacle politique, leurs animateurs et producteurs ont redéfini la figure publique de l’élu autour de qualités ajustées à l’ambiance des plateaux des divertissements, bien loin de la représentation compassée des « grand-messes » traditionnelles. Ce projet originel et « provocateur » de désacralisation radicale de la politique, a progressivement cédé la place, pour s’assurer la venue de personnalités politiques éminentes, à une approche moins attentatoire à l’ordre politique. La banalisation qui en résulte n’a été possible qu’en établissant des compromis avec les invités politiques, ce qui a conduit les animateurs à feindre de prendre, du moins en apparence, la politique au sérieux.
Pierre Leroux est chercheur au Centre de recherche sur l'action politique en Europe (CNRS/Rennes) et professeur à l'Université catholique de l'Ouest. Philippe Riutort est professeur en sciences sociales des classes préparatoires du lycée Henri IV à Paris et chercheur. Il est notamment l'auteur de Sociologie de la communication politique (La Découverte, 2e éd 2013) et d'un Précis de sociologie (Puf, 3e éd 2014).

jeudi 13 décembre 2012

Dvd: Hollande, Dsk, Etc... Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal

Hollande, Dsk, Etc...


Hollande, Dsk, Etc...
Une enquête de Julien Brygo, Pierre Carles, Nina Faure et Aurore Van Opstal
Avec la participation de Alain Accardo, Gilles Balbastre, Laurent Bonelli, Alain Garrigou, François Ruffin
Arapede Productions
2012

Au printemps 2012, en pleine campagne des élections présidentielles, une équipe de choc s’invite chez les notables de la presse parisienne pour les interroger sur le traitement de faveur dont ils gratifient François Hollande depuis les premiers jours de sa candidature. En plébiscitant le prétendant socialiste au détriment des autres candidats, les responsables de l’information ne sont-ils pas en train de préempter l’issue du jeu électoral ?
Hollande saura-t-il les consoler de l’effondrement de leur ancien favori, Dominique Strauss-Kahn ? Confrontés aux preuves de leur parti pris, directeurs de journaux, éditorialistes chevronnés et petits soldats du journalisme politique se cabrent, se défaussent, se récrient, s’énervent – et parfois se dévoilent…
BONUS : JUPPÉ, FORCÉMENT…
Comment s’exerce la démocratie quand un ministre en fonction,
secrétaire général d’un parti politique de première importance,
brigue la mairie d’une grande ville de province ? Comment les médias locaux traitent-ils l’illustre parachuté ? Que devient le beau principe de l’égalité de traitement entre les candidats ? Juppé, forcément… décortique une campagne électorale à travers le regard des journalistes et montre à quel point la politique, comme le reste, fonctionne à deux vitesses.
Pierre Carles, 1995, 31 mn
 commander

mercredi 12 décembre 2012

Dvd: Les nouveaux chiens de garde, Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat

Les nouveaux chiens de garde
Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat
Scénario : Serge Halimi, Pierre Rimbert, Renaud Lambert, Gilles Balbastre, Yannick Kergoat
Production : JEM Productions
Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations prémâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur.
En 1932, Paul Nizan publiait Les Chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en gardiens de l’ordre établi.
 Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont ces journalistes, éditorialistes et experts médiatiques devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Sur le mode sardonique, Les Nouveaux chiens de garde dressent l’état des lieux d’une presse volontiers oublieuse des valeurs de pluralisme, d’indépendance et d’objectivité qu’elle prétend incarner. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information pervertie en marchandise.
commande sur:
www.epicentrefilms.com
www.fakirpresse.info
www.acrimed.org
 

mardi 16 octobre 2012

en ligne: version finale du film de Pierre Carles, Hollande, DSK, etc

 

Alexandre Borrut et PLPL présentent

video: Hollande, DSK, etc.

réalisation : Julien Brygo, Pierre Carles,
Nina Faure, Aurore Van Opstal

Montage : Matthieu Parmentier, assisté de Pascal Blondela, Vincent Hanotaux et Annabelle Basurko

"Hollande, DSK, etc." est une enquête sur les médias en campagne électorale tournée lors de la dernière élection présidentielle.
« Hollande, DSK, etc. » sera disponible en DVD, fin octobre 2012

lundi 16 avril 2012

en ligne: articles de Geoffrey Geuens sur le site Joli Mai


Geoffrey Geuens

Les socialistes européens, alliés privilégiés du monde des affaires ?

February 19, 2012
Les socialistes européens, alliés privilégiés du monde des affaires ?
D’une Internationale à l’autre Par Geoffrey Geuens   Présumés impuissants face aux lobbies, à la droite « ultralibérale » ou encore au FMI, les socialistes européens se disent volontiers victimes de l’idéologie du tout-au-marché et de la toute-puissance de la haute banque et, plus généralement, du monde des affaires. Mais de qui parle-t-on, au juste ? Du...
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François Hollande et le monde des affaires. Par Geoffrey Geuens

January 30, 2012
François Hollande et le monde des affaires. Par Geoffrey Geuens
Quand le CAC40 prépare l’alternance Par Geoffrey Geuens En choisissant comme directeur de campagne le vice-président du Cercle de l’Industrie – lobby réunissant les PDG des principaux groupes industriels français – le candidat de la gauche de droite aux prochaines élections présidentielles a envoyé un signal, on ne peut plus clair, aux marchés financiers...
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Enquête sur les véritables lieux du pouvoir. Par Geoffrey Geuens

January 25, 2012
Enquête sur les véritables lieux du pouvoir. Par Geoffrey Geuens
Par Geoffrey Geuens Après s’être penché sur les interactions entre le pouvoir et les médias (dans Tous pouvoirs confondus, éd. EPO), Geoffrey Geuens poursuit ses recherches et dissèque les liaisons dangereuses entre big pouvoir et big business dans son dernier ouvrage (La finance imaginaire) Obama, Sarkozy, Reynders, Stiglitz et Soros sont unanimes : les gouvernements doivent...
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Mario Monti, Goldman Sachs et les réseaux du pouvoir. Par Geoffrey Geuens

November 28, 2011
Mario Monti, Goldman Sachs et les réseaux du pouvoir. Par Geoffrey Geuens
MÉDIAS ET AUSTÉRITÉ L’équipe de Mario Monti : un gouvernement de « techniciens » ? Par Geoffrey GEUENS Passés de la dénonciation virulente des « marchés financiers » – expression désincarnée du capitalisme – à la pédagogie de l’austérité, en à peine quelques mois, les médiateurs de la doxa se sont métamorphosés en gardiens de l’ordre. Le temps de la...
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lundi 2 avril 2012

site du film de Pierre Carles, DSK, HOLLANDE, ETC.


Le film DSK, HOLLANDE, ETC. est en ligne sur le site de Pierre Carles depuis le 19 avril 2012

Synopsis

Les rapports médias-politique passés au crible avant l’élection présidentielle de 2012. Ou comment la presse présélectionne les candidats compatibles avec les intérêts du pouvoir économique. Après avoir fait le forcing pour la candidature de Dominique Strauss-Kahn en 2010, c’est sur François Hollande que se sont reportées les voix des « grands » médias à partir de l’affaire du Sofitel de New York. Particularité des deux hommes : ils ont tous les deux fait Sciences-Po et l’école de commerce HEC.
En n’imaginant pas d’autre second tour possible qu’un duel Hollande-Sarkozy et en présentant cet affrontement comme un un combat gauche-droite alors qu’il s’agit plus vraisemblablement d’un affrontement centre droit-droite dure, les médias dominants cherchent-ils à éviter la présence d’un vrai candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle ?


Les projections-débats

sur le site de Pierre Carles on peut lire un entretien avec Pierre Carles, visionner Juppé, forcément... (+ des bonus de « DSK, Hollande, etc. » comme Demorand à Grenoble) et soutenir le film en faisant un don

lundi 5 mars 2012

David Hume, Essai sur les premiers principes du gouvernement

Essai sur les premiers principes du gouvernement

Traduit par Philippe Folliot (février 2008)
Professeur de Philosophie au lycée Jehan Ango de Dieppe

 

 De


OF  THE FIRST PRINCIPLES OF GOVERNMENT

in
Essays, Moral and Political
1 volume
Edinburgh, A. Kincaid
1741



Essai sur les premiers principes du gouvernement

Traduit par Philippe Folliot (février 2008)
Professeur de Philosophie au lycée Jehan Ango de Dieppe




            Rien ne paraît plus surprenant à ceux qui considèrent les affaires humaines d’un œil philosophique que la facilité avec laquelle la majorité est gouvernée par la minorité et la soumission entière avec laquelle les hommes sacrifient leurs propres sentiments et passions à ceux de leurs chefs. Quand nous recherchons comment se fait un tel prodige, nous constatons que, puisque la force est toujours du côté des gouvernés, les gouvernants ne peuvent s’appuyer que sur l’opinion. C’est donc sur la seule opinion que le gouvernement se fonde, et cette maxime s’applique autant aux gouvernements les plus despotiques et les plus militaires qu’aux gouvernements les plus libres et les plus populaires. Le sultan égyptien ou l’empereur romain peut bien conduire ses sujets inoffensifs comme un troupeau de bêtes, contre leurs sentiments et leurs inclinations, mais il doit du moins avoir mené ses mameluks ou sa garde prétorienne comme des hommes, par l’opinion.

            Il y a deux sortes d’opinion, l’opinion d’intérêt et l’opinion de droit. Par opinion d’intérêt, j’entends surtout le sentiment de l’avantage général qu’on retire du gouvernement, sentiment lié à la conviction que le gouvernement particulier qui est établi est aussi avantageux que tout autre qui pourrait l’être facilement. Quand cette opinion prévaut chez la plupart des hommes d’un Etat qui détiennent la force, elle procure au gouvernement une grande sécurité.

             Il y a deux sortes de droit, le droit au pouvoir et le droit à la propriété. Que l’opinion de la première sorte prévale chez les hommes, on peut facilement le comprendre en observant l’attachement de toutes les nations à leur ancien gouvernement et même à ces noms qui ont été sanctionnés par l’ancienneté. L’ancienneté produit toujours l’opinion d’un droit et, quelque désavantageux que soient les sentiments que nous nourrissions à l’égard des hommes, on les trouve toujours prodigues de sang et de trésors pour conserver la justice publique. [1] En vérité, à première vue, aucun point ne révèle une plus grande contradiction de l’esprit humain que ce point présent. Quand les hommes agissent pour une faction, ils sont capables, sans honte ni remords, de négliger toutes les lois de l’honneur et de la morale afin de servir leur parti et, pourtant, quand une faction se forme sur un point de droit ou de principe, il n’est pas d’occasion où les hommes ne révèlent une plus grande obstination et un sens plus déterminé de la justice et de l’équité. C’est la même disposition sociale des hommes qui est la cause de ces aspects contradictoires.

            Tout le monde sait que l’opinion qui porte sur le droit de propriété a son importance dans toutes les affaires du gouvernement. Un auteur connu a même fait de la propriété le fondement de tout gouvernement et la plupart de nos auteurs politiques semblent portés à le suivre sur ce point. C’est aller trop loin mais il faut tout de même reconnaître que cette opinion a une grande influence dans ce domaine.

            C’est donc sur ces trois opinions qui concernent l’intérêt public, le droit au pouvoir et le droit à la propriété que se fondent tous les gouvernements et toute autorité de la majorité sur la minorité. Il est vrai qu’il existe d’autres principes qui leur ajoutent de la force et qui déterminent, limitent ou modifient leur action, comme l’intérêt personnel, la crainte et l’affection. Néanmoins, nous pouvons affirmer que ces autres principes ne peuvent avoir une influence quand ils agissent seuls et qu’ils supposent l’influence antérieure des opinions mentionnées ci-dessus. On doit donc les considérer comme des principes secondaires et non comme des principes originels du gouvernement.

            En effet, premièrement, pour ce qui est de l’intérêt personnel – et j’entends par là l’espoir de récompenses particulières distinctes de la protection générale que nous recevons du gouvernement – il est évident que, pour produire cet espoir, l’autorité du magistrat doit être au préalable établie ou, du moins, être attendue. L’espoir de récompenses peut augmenter son autorité aux yeux de certaines personnes particulières mais ne peut jamais lui donner naissance aux yeux du public. Les hommes attendent naturellement les plus grandes faveurs de leurs amis et de leurs connaissances et c’est pourquoi les espoirs d’un nombre important de personnes de l’Etat ne se concentreraient jamais sur un groupe particulier d’hommes si ces hommes n’avaient aucun autre titre à la magistrature et n’avaient aucune influence séparée sur les opinions des hommes. La même observation peut s’appliquer aux deux autres principes, la crainte et l’affection. Personne n’aurait de raisons de craindre la fureur d’un tyran si ce dernier n’avait aucune autorité supérieure à celle qui vient de la crainte puisque, si on le considère en tant que particulier, sa force physique n’a qu’une faible portée et son pouvoir au-delà de cette force particulière doit se fonder soit sur notre propre opinion, soit sur celle qu’on présume en autrui. Et quoique l’affection pour la sagesse et la vertu d’un souverain s’étende très loin et ait une grande influence, il faut cependant supposer qu’il est antérieurement investi d’un caractère public. Autrement, l’estime publique ne lui servirait à rien et sa vertu n’aurait aucune influence au-delà d’une sphère restreinte.

            Un gouvernement peut durer plusieurs générations alors que la balance du pouvoir et la balance de la propriété ne coïncident pas, ce qui arrive surtout quand un rang ou un ordre dans l’Etat a acquis une large part de la propriété mais que, selon la constitution originelle du gouvernement, il n’a aucune part du pouvoir. Quel sera le prétexte d’un individu de cet ordre pour s’emparer de l’autorité dans les affaires publiques ? Comme les hommes sont couramment très attachés à leur ancien gouvernement, il ne faut pas attendre que le public favorise une telle usurpation. Mais, si la constitution originelle accorde une partie du pouvoir, même faible, à un ordre d’hommes qui possèdent une large part de la propriété, il leur est facile d’étendre par degrés leur autorité et de faire coïncider la balance du pouvoir avec la balance de la propriété. Cela a été le cas avec la Chambre des Communes en Angleterre.

            La plupart des auteurs qui ont traité du gouvernement britannique ont supposé que, comme la Chambre Basse représente toutes les communes de Grande-Bretagne, son poids dans la balance est proportionné à la propriété et au pouvoir de tous ceux qu’elle représente. Mais il ne faut pas reconnaître ce principe comme absolument vrai. En effet, quoique le peuple soit porté à s’attacher davantage à la Chambre des Communes qu’à tout autre membre de la constitution puisque cette Chambre est choisie par lui pour le représenter et qu’elle est le gardien public de sa liberté, il y a cependant des cas où la Chambre, même quand elle s’opposait à la Couronne, n’a pas été suivie par le peuple, comme on peut particulièrement l’observer pour la Chambre Tory sous le règne du roi Guillaume. Si les membres élus étaient obligés, comme les députés hollandais, de recevoir des instructions de leurs électeurs, cela changerait entièrement la situation et, si l’immense pouvoir et les immenses richesses de toutes les communes de Grande-Bretagne étaient mis dans la balance, il n’est pas facile de voir si la Couronne pourrait soit influencer la multitude populaire, soit résister à la balance de la propriété. Il est vrai que la Couronne a une grande influence sur le corps collectif dans l’élection des membres mais, si cette influence, qui s’exerce actuellement une fois tous les sept ans, était employée à chaque vote pour s’attirer le peuple, elle serait bientôt gaspillée et aucun talent, aucune popularité, aucun revenu ne pourrait la maintenir. Il me faut donc penser qu’un changement sur ce point provoquerait une totale modification de notre gouvernement et le réduirait rapidement à une pure république et, peut-être, à une république d’une forme assez convenable. En effet, quoique le peuple, réuni en corps comme les tribus romaines, soit tout à fait incapable de gouverner, il est plus susceptible de raison et d’ordre quand il est dispersé en petits corps car la force des courants et vagues populaires est dans une grande mesure brisée, et l’intérêt public peut être poursuivi avec méthode et constance. Mais il est inutile de raisonner davantage sur une forme de gouvernement qui n’a vraisemblablement aucune chance de s’installer en Grande-Bretagne et que ne revendique aucun parti chez nous. Chérissons et améliorons notre ancien gouvernent sans encourager une passion pour ces nouveautés dangereuses. [2]

            Je conclurai ce sujet en remarquant que l’actuelle controverse politique sur les instructions est une controverse très frivole et qui ne peut être résolue telle qu’elle est traitée par les deux partis. Le parti de la nation ne prétend pas qu’un représentant est absolument tenu de suivre les instructions – comme un ambassadeur ou un général qui est limité par les ordres qu’ils a reçus – ni que son vote ne doit être reçu à la Chambre que s’il s’y conforme. Le parti de la cour ne prétend pas non plus que les sentiments du peuple ne doivent avoir aucun poids aux yeux des représentants, encore moins que ces derniers doivent mépriser les sentiments de ceux qu’ils représentent et qui leur sont plus particulièrement liés. Si leurs sentiments sont de quelque poids, pourquoi ne les exprimeraient-ils pas ? En fait, la question ne concerne que le poids, le degré d’importance qu’on doit accorder à ces sentiments. Mais telle est la nature du langage qu’il lui est impossible d’exprimer distinctement ces différents degrés et, si les hommes poursuivent une controverse sur ce point, il peut arriver qu’ils diffèrent au niveau du langage et s’accordent pourtant sur les sentiments ou que leurs sentiments soient différents et qu’ils s’accordent cependant au niveau du langage. En outre, comment trouver ces degrés, si l’on considère la diversité des affaires qui viennent devant la Chambre et la variété de lieux que les membres élus représentent ? Les instructions de Totness doivent-elles avoir le même poids que celles de Londres ? Les instructions sur la Convention, qui concernent la politique étrangère, doivent-elles avoir le même poids que celles qui portent sur l’accise, qui concernent seulement nos affaires intérieures ?

mercredi 8 février 2012

écouter: 6 mai 2012, Alter Gouvernement

écouter:
6 mai 2012, Alter Gouvernement
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet
08.02.2012
6 mai 2012, Alter Gouvernement (2)
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet
09.02.2012
6 mai 2012, Alter Gouvernement (3)
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet
10.02.2012
6 mai 2012, Alter Gouvernement (4)
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet
13.02.2012

mardi 24 janvier 2012

video: Alain Garrigou, Sondages et manipulations : sonder pour gouverner ?


Conférence UTOPIA : Sondages et manipulations : sonder pour gouverner ?

Mardi 13 décembre 2011 à la Maison des Sciences Economiques

Alain Garrigou
Professeur en Sciences politiques, Université Paris 10

Jean-Pierre Sueur
Sénateur du Loiret, Président de la Commission des lois du Sénat, Parti socialiste