C-P Productions et Annie Gonzalez présentent : un court-métrage de Pierre Carles avec la collaboration de Nina Faure et Brice Gravelle
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jeudi 3 avril 2014
video: Pierre Carles, « Réponses diplomatiques » (Peut-on demander à des responsables de l’information qui n’apprécient pas un journal de gauche d’en faire la promotion ?)
C-P Productions et Annie Gonzalez présentent : un court-métrage de Pierre Carles avec la collaboration de Nina Faure et Brice Gravelle
mercredi 23 novembre 2011
écouter: présentation du Monde diplomatique de novembre 2011
écouter: présentation du Monde diplomatique de novembre 2011, Avec : Serge Halimi, Laurent Bonelli, Renaud Lambert, Louis Imbert et Franck Poupeau.
Là-bas si j'y suis par Daniel Merme, 21 novembre 2011
Programmation musicale :
- Nojazz : "Happy 68"
- Guy Bontempelli : "Merveilleuse gauche française"
Là-bas si j'y suis par Daniel Merme, 21 novembre 2011
Programmation musicale :
- Nojazz : "Happy 68"
- Guy Bontempelli : "Merveilleuse gauche française"
Où est la gauche à l’heure de la tourmente économique ?
Editorial, Serge HalimiAlors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ? ¶ pages 1, 14 et 15
mardi 25 octobre 2011
Critique des sondages. Colloque Le Monde diplomatique – Observatoire des sondage, 5 novembre 2011
Samedi 5 novembre 2011 de 9 à 17 heures
Assemblée nationale
126, rue de l'Université - Paris 7e
Il existe un courant critique des sondages qui, depuis longtemps, avec Herbert Blumer en 1948 (« Public opinion and public opinion polling »), Pierre Bourdieu en 1972 (« L’opinion publique n’existe pas »), apporte une contribution substantielle à la compréhension de sondages au-delà des clichés intéressés sur leur caractère naturellement démocratique et scientifique. Au moment où le rôle des sondages avec leur prolifération, leur place croissante dans la politique et leur dégradation qualitative les met sur la sellette, il est important de faire un bilan de cette critique. L’actualité politique aussi y contribue alors qu’une campagne électorale présidentielle a commencé et qu’une proposition de loi parlementaire est discutée.Or, la critique scientifique monte à l’égard d’une économie des sondages de moins en moins liée à la science et à la démocratie. On saurait d’autant moins négliger cette critique qu’elle perdure, s’approfondit et s’assure de la pérennité par la relève générationnelle. Pourtant, ses penseurs sont généralement contraints de « débattre » avec des sondeurs pour paraître dans les médias, leur servir de caution et être choisis. Demande-t-on à des spécialistes des classes moyennes de n’apparaître qu’en compagnie de petits commerçants et autres membres des classes moyennes ? Il est temps que les débats scientifiques reprennent leur autonomie tout en ayant accès aux lieux de débats publics sans conditions préalables.
Dans ces circonstances, l’organisation d’une journée de colloque autour de spécialistes de l’opinion, des sondages et des médias peut être un moment important de réflexion. Le colloque se déroulera le 5 novembre 2011 à l’Assemblée nationale, une manière de marquer l’utilité de la critique. Organisée dans les grandes villes universitaires de France à l’initiative des Amis du Monde diplomatique, une série de conférences-débat suivra le colloque.
Alain Garrigou (9 juin 2011)
mardi 12 juillet 2011
Pierre Rimbert, La pensée critique dans l’enclos universitaire
La pensée critique dans l’enclos universitaire
De plus en plus décrié en raison des dégâts qu’il occasionne, le système économique suscite manifestations populaires et analyses érudites. Mais aucune théorie globale ne relie plus ces deux éléments en vue de construire un projet politique de transformation sociale. Les intellectuels critiques n’ont pourtant pas disparu. Que font-ils ? Les institutions qui les forment et les emploient leur permettent-elles encore de concilier culture savante et pratique militante ?
Par Pierre Rimbert, in le Monde Diplomatique, janvier 2011 — Pages 1, 26 et 27
Des rues noires de monde, des slogans offensifs, des chants au poing levé, des directions syndicales dépassées par leurs bases. Le combat social de l’automne 2010 contre la réforme des retraites aura mobilisé plus de manifestants qu’en novembre-décembre 1995. Cette fois, pourtant, nulle controverse opposant deux blocs d’intellectuels, l’un allié au pouvoir et l’autre à la rue, ne vint troubler la bataille. Quinze ans auparavant, en revanche...Un hall bondé de la gare de Lyon, des banderoles, des visages tournés vers un orateur qui ne parle pas assez fort. Le sociologue Pierre Bourdieu s’adresse aux cheminots. « Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent, depuis trois semaines, contre la destruction d’une civilisation associée à l’existence du service public. » Un intellectuel français de réputation internationale aux côtés des travailleurs ? Scène devenue insolite depuis les années 1970. Ce mardi 12 décembre 1995, deux millions de manifestants ont défilé contre le plan de « réforme » de la Sécurité sociale et des retraites porté par le premier ministre, M. Alain Juppé. La grève installe un climat où l’inconnu se mêle aux retrouvailles. Car revoici le salariat, dont philosophes, journalistes et politiques avaient cru riveter le cercueil lors des restructurations industrielles des années 1980. Et revoilà des chercheurs critiques, décidés à mener la bataille des idées tant sur le terrain économique que sur les questions de société.
Deux pétitions aux tonalités antinomiques révèlent alors une fracture du monde intellectuel français. La première, intitulée « Pour une réforme de fond de la Sécurité sociale », salue le plan Juppé, « qui va dans le sens de la justice sociale » ; ses signataires se recrutent par cercles concentriques au sein de la revue Esprit, de la Fondation Saint-Simon, de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et, plus généralement, d’une gauche ralliée au marché. L’« Appel des intellectuels en soutien aux grévistes » réunit de son côté chercheurs, universitaires, militants syndicaux et associatifs ; des troupes jusque-là sans lien qui s’agrègent en une nébuleuse contestataire.
Quinze ans après l’adresse de Bourdieu aux cheminots, comment ont évolué en France les rapports entre les producteurs d’idées contestataires, les institutions auxquelles ils se rattachent et le mouvement social ? Sur les tables des librairies, dans les rangs d’une assemblée générale, dans un séminaire de sciences sociales, deux mouvements contradictoires semblent coexister. D’un côté, la pensée critique s’aiguise et se démultiplie ; de l’autre, elle se spécialise et s’aligne sur les normes en vigueur chez les universitaires.
Les mobilisations de 1995 ont sonné le signal d’un renouveau de l’édition indépendante. Raisons d’agir (1996), Agone (1997), La Fabrique, Exils (1998), Max Milo (2000), Amsterdam (2003), Les Prairies ordinaires (2005), Lignes (2007)... Une trentaine de maisons d’édition (1) s’emploient à populariser des travaux critiques.
Par-delà différences et divergences, un trait commun ressort des catalogues : l’importance des traductions. Sans l’obstination d’équipes souvent désargentées, des travaux hier dédaignés par l’édition industrielle seraient restés inaccessibles en langue française. Ceux, par exemple, de l’historien Howard Zinn et de Noam Chomsky, aujourd’hui largement diffusés. Mais aussi les analyses culturelles, historiques et sociologiques produites par la « nouvelle gauche » britannique dans les années 1960 et 1970 (Stuart Hall, Raymond Williams, Perry Anderson) ; les ouvrages néomarxistes de l’économiste Giovanni Arrighi ou du géographe David Harvey ; les études sur le genre, la sexualité, les identités dominées. Sans oublier les noms désormais connus de Judith Butler, Michael Hardt, Toni Negri, Slavoj Žižek…
Simultanément, une demi-douzaine de revues critiques, parfois adossées aux maisons d’édition (2), ont introduit puis discuté ces textes, assurant leur acclimatation au contexte hexagonal. Point commun entre ces auteurs et leurs commentateurs : tous ou presque sont liés au monde de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Comme le note l’historien britannique Perry Anderson, « la “crise du marxisme” fut essentiellement un phénomène latin. (...) Au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, en Allemagne fédérale et dans les pays scandinaves, il n’existait pas de partis communistes de masse susceptibles de faire naître les mêmes attentes ni les mêmes espoirs au cours de la période d’après-guerre (3) ». Tandis qu’au mitan des années 1970 nombre de marxistes français abjuraient, des universitaires majoritairement britanniques ou américains jetaient, autour notamment de la New Left Review, les bases d’un marxisme renouvelé mais confiné aux donjons des citadelles académiques. La traduction de leurs travaux ne fut pas toujours facile.
En 1997, le directeur de la collection « Bibliothèque des Histoires », chez Gallimard, refusait de publier L’Age des extrêmes (4) de l’historien britannique Eric Hobsbawm, au motif que l’auteur manifestait encore un « attachement, même distancé, à la cause révolutionnaire ». « En France, et en ce moment, poursuivait Pierre Nora, il passe mal. C’est ainsi, on n’y peut rien (5). »
Mais avec les convulsions du capitalisme et l’essor international du mouvement altermondialiste, le balancier idéologique déporté sur la droite au cours de la décennie 1980 (6) se recentre. Les temps ont changé, des combats ont porté leurs fruits — et, parfois, des marchands les ont cueillis. Averties du succès commercial de titres à la fois critiques et exigeants parus sous la houlette des éditeurs indépendants, les directions des « grandes maisons » appréhendent à nouveau la contestation comme un créneau porteur et multiplient les collections ciselées pour attirer l’œil (et la bourse) du militant.
Signe des temps, Le Monde des livres (26 novembre 2010), qui avait déployé tant d’ingéniosité pour taire le succès des premiers livres de la collection militante Raisons d’agir, consacre sa une aux « écritures insurgées » et célèbre le style insurrectionnel. Hier circonscrite aux marges, la critique des médias, de la finance débridée et de l’ordre occidental constitue désormais un genre commercial disputé.
Lire la suite dans Le Monde Diplomatique
dimanche 5 septembre 2010
écouter et lire: autour du Monde diplomatique du mois de septembre 2010.

écouter: Avec Serge Halimi, Laurent Bonelli, Laurent Cordonnier, Gilles Balbastre, Evelyne Pieiller et l’orchestre des Chevals. Là-bas si j'y suis, par Daniel Mermet, 01/09/2010
Emission autour du Monde diplomatique du mois de septembre 2010.
samedi 13 mars 2010
écoutez: « Là-bas si j’y suis », Monde diplomatique autour du numéro de mars.
Vendredi 12 mars, dans « Là-bas si j’y suis », sur France Inter, Daniel Mermet s’entretenait avec l’équipe du Monde diplomatique autour du numéro de mars. Une émission enregistrée en public à la Java, à Paris.
Serge Halimi résume la situation à la sortie de la crise : « Pour les Etats, ça se passe mal ; pour les banques, ça se passe bien. »
« Un pays peut-il faire faillite ? » Non, répond Laurent Cordonnier, mais la peur suscitée par cette menace permet de justifier les plans d’austérité les plus redoutables. Pour renflouer les comptes publics, l’économiste et son confrère Frédéric Lordon suggèrent simplement de « taxer les riches ».
Maurice Lemoine raconte « un western spaghetti à la sauce tomate » : le reportage de Pierre Daum et Aurel consacré au parcours peu engageant d’une tomate espagnole.
Thomas Deltombe décrit les talents des conseillers en communication français qui exercent leur art auprès des dirigeants africains
Enfin, David Garcia explique comment le rugby, sport amateur, est devenu un marché lucratif
Information trouvée sur le site du Monde diplomatique
Serge Halimi résume la situation à la sortie de la crise : « Pour les Etats, ça se passe mal ; pour les banques, ça se passe bien. »
« Un pays peut-il faire faillite ? » Non, répond Laurent Cordonnier, mais la peur suscitée par cette menace permet de justifier les plans d’austérité les plus redoutables. Pour renflouer les comptes publics, l’économiste et son confrère Frédéric Lordon suggèrent simplement de « taxer les riches ».
Maurice Lemoine raconte « un western spaghetti à la sauce tomate » : le reportage de Pierre Daum et Aurel consacré au parcours peu engageant d’une tomate espagnole.
Thomas Deltombe décrit les talents des conseillers en communication français qui exercent leur art auprès des dirigeants africains
Enfin, David Garcia explique comment le rugby, sport amateur, est devenu un marché lucratif
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